• Mar 28, 2025
  • Perspectives

Rapport sur les perspectives électorales : semaine 1

Liberal Leader Mark Carney, Conservative Leader Pierre Poilievre, NDP Leader Jagmeet Singh, Bloc Leader Yves-Francois Blanchet, Green Party co-leader Jonathan Pedneault.

Avec la campagne entamée cette semaine, les dirigeants des trois principaux partis se sont tous efforcés de bien formuler leur question de choix pour les électeurs. Pour Mark Carney et les libéraux, il s’agit des menaces tarifaires de M. Trump et de la souveraineté canadienne. Pour Pierre Poilievre et les conservateurs, il s’agit du bilan des libéraux en matière d’abordabilité et du coût de la vie. Jagmeet Singh et le NPD ont abordé le logement et l’abordabilité, mais ils sont également en train de faire face à un potentiel effondrement historique de leur soutien et de leur statut de parti dans la prochaine législature.

Au cours de cette première semaine, il a été intéressant de voir comment les libéraux et les conservateurs se positionnent en tant qu’« agents de changement ». Pour M. Carney, c’est « Voyez comment j’abandonne les politiques ratées de M. Trudeau », comme la taxe carbone et les modifications aux gains en capital. Pour M. Poilievre, le message reste traditionnel : « Après neuf ans de faux pas et d’échecs de M. Trudeau, il est temps de jeter les fainéants dehors ».

Bien que les sondages continuent de pencher en faveur des libéraux, il est encore tôt et les chefs commencent à peine à parcourir le pays. Compte tenu de la taille du Canada, il est important de se rappeler qu’une élection nationale est en fait une série de compétitions régionales à travers le pays. Et comme le dit le vieil adage, « les campagnes sont importantes » et « les jeux de terrain le sont encore plus », alors voyons ce qui se passera.

Bien que les Canadiens soient toujours préoccupés par l’impact des tarifs douaniers de M. Trump sur l’économie, ils gardent le cap sur leurs défis quotidiens. Comme l’a décrit Doug Anderson, partenaire à Earnscliffe stratégies, dans son analyse de notre dernier sondage omnibus national, les principales questions qui préoccupent les électeurs sont le logement (23 %), les soins de santé (22 %), le coût de la vie, l’inflation et l’abordabilité (22 %), les emplois et l’économie (15 %), les tarifs douaniers, le commerce et M. Trump (14 %), ainsi que les impôts et les dépenses (12 %). Le sondage révèle également que « les libéraux détiennent maintenant leur plus grande avance parmi les électeurs qui accordent la priorité à l’emploi et à l’économie – des questions qui ont historiquement préoccupé des électeurs qui se penchent vers les conservateurs. C’est aussi le cas pour la nouvelle question des tarifs douaniers ».

Cette élection n’est pas seulement courte, elle touche une corde sensible inhabituelle. Les principaux partis du Canada doivent faire plus que s’assurer que leurs messages soient compris en seulement cinq semaines. Ils doivent toucher les gens. Notre partenaire de la stratégie numérique, Zubin Sanyal, s’est penché sur la manière dont l’émotion façonne la stratégie de campagne et sur les résultats qui pourraient en découler.

Consultez notre analyse hebdomadaire ici.

Mercredi en fin d’après-midi, Donald Trump a annoncé qu’il mettrait en vigueur les droits de douane tant attendus sur les véhicules importés à partir du 2 avril, en imposant des droits de douane de 25 % sur les automobiles finies et les pièces détachées importées aux États-Unis en provenance du Canada et d’autres pays. Les véhicules importés dans le cadre de l’ACEUM seront taxés au même taux en fonction de leur constitution non américaine. Les pièces automobiles couvertes par l’accord commercial seront soumises à des droits de douane à une date ultérieure, également en fonction de leur constitution non américaine.

Jeudi, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, disait qu’il s’était entretenu, mercredi soir, au téléphone avec le secrétaire américain au commerce, Howard Lutnicket et qu’il avait compris que les véhicules fabriqués au Canada et contenant au moins 50 % de pièces américaines ne seraient pas frappés par les droits de douane. À l’issue d’une réunion de la commission du Cabinet sur les relations canado-américaines, le premier ministre Carney a déclaré : « L’ancienne relation que nous avions avec les États-Unis, fondée sur une intégration de plus en plus renforcée de nos économies et une coopération étroite en matière de sécurité et de défense, est révolue ». Il a promis que le Canada répondrait « par des tarifs douaniers de représailles qui auront un impact maximal aux États-Unis et un impact minimal au Canada » la semaine prochaine. Le Toronto Star rapporte que les autorités canadiennes ont « identifié d’autres contre-mesures contre 65 milliards de dollars d’importations américaines » qui pourraient être imposées sur les produits américains entrant au Canada.

Les détails des droits de douane américains réciproques, qui devraient être annoncés par le président Trump le 3 avril, sont encore à venir la semaine prochaine.

Mark Carney a commencé la semaine dans le Canada atlantique, passant deux jours à Terre-Neuve-et-Labrador, où cinq des six députés libéraux en place ont annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux élections. Il faut dire que les sept sièges de la province sont essentiels dans la quête libérale pour conserver le gouvernement. Il s’est ensuite rendu en Nouvelle-Écosse pour une journée, puis dans le sud-ouest de l’Ontario pour mettre l’accent sur les projets de son parti pour protéger le pays des menaces tarifaires de M. Trump. Mercredi, il s’est adressé à la plus grande foule des libéraux à Kitchener. À la suite de l’annonce par M. Trump des droits de douane sur les automobiles, il a annulé son voyage prévu pour jeudi à Québec et est retourné à Ottawa pour rencontrer le comité du Cabinet sur les relations canado-américaines.

La tournée conservatrice a débuté dans la région du Grand Toronto, où le chef du parti a fait campagne à Brampton et à Vaughan avant de se rendre à Hamilton, au cours des deux premiers jours. Mercredi, M. Poilievre s’est rendu au Québec pour la première fois, visitant Montmagny pour une conférence de presse et terminant la journée avec un rassemblement dans la ville de Québec. Jeudi, il s’est rendu à Vancouver, devenant ainsi le premier chef de parti à visiter la côte ouest.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, s’est rendu à Montréal et à Toronto lundi, puis est resté dans le sud de l’Ontario pour le reste de la semaine, faisant campagne à Hamilton et à London. Après l’annonce des droits de douane imposés par M. Trump sur les automobiles, il a modifié son programme pour se rendre à Windsor afin de rencontrer les travailleurs de l’automobile touchés par les droits de douane américains.

Cette semaine a été marquée par une forte intensité politique, avec notamment des plans de réduction d’impôts concurrents de la part des trois partis :

  • Le plan libéral permettrait aux familles de la classe moyenne d’économiser jusqu’à 825 dollars par an, ce qui profiterait directement à plus de 22 millions de Canadiens.
  • Les conservateurs ont riposté en proposant une approche plus agressive, conçue pour permettre aux familles à deux revenus d’économiser 1 800 dollars par an ; un Canadien gagnant 57 000 dollars par an économiserait ainsi 900 dollars.
  • Le NPD a adopté une approche différente. Son engagement « produits essentiels sans taxe » réduirait la TPS sur les produits d’épicerie, les couches, les sièges d’auto pour enfants, les vêtements pour enfants, tous les frais de télécommunication, d’Internet et de téléphone portable, ainsi que sur le chauffage domestique. Le NPD doublerait également la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, afin d’aider les personnes handicapées à faible revenu à vivre dans la dignité. Le NPD a promis de financer ces réductions d’impôts « en imposant une taxe sur les profits excessifs des grandes entreprises qui augmentent leurs marges au détriment de la population canadienne ».

Parmi les autres engagements politiques importants pris cette semaine par les partis, on peut citer ceux ci-dessous:

Libéraux

Les libéraux protégeront les travailleurs canadiens du secteur de l’automobile et défendront le Canada contre les tarifs douaniers américains

Les libéraux publient un plan pour rebâtir, réinvestir et réarmer dans les Forces armées canadiennes

Conservateurs

Des impôts plus bas, une retraite sûre pour nos aînés

Poilievre va éliminer la TPS sur les logements neufs de moins de 1,3 million de dollars

Poilièvre sous-entend qu’il a l’intention de ‘protéger’ les soins dentaires ainsi que les programmes de garde pour enfants en tant que premier ministre

NPD

Le NPD souhaite consacrer plus de terrains fédéraux à la construction de logements abordables

Jagmeet Singh : Les travailleuses et travailleurs canadiens sont la pierre angulaire de l’industrie automobile. Nous ne laisserons pas les milliardaires américains la démanteler

Le NPD annonce des coupures d’impôts pour les familles de la classe moyenne et pour les travailleuses et travailleurs, pas pour les millionnaires

Les trois principaux partis, ou leurs partisans, ont tous marqué des « buts contre leur propre camp » cette semaine, ce qui les a détournés de leurs messages dominants :

  • Le Globe and Mail a publié un article alléguant que des agents venant de l’Inde ainsi que leurs mandataires ont collecté des fonds et organisé des activités en faveur de Pierre Poilievre pendant la course à la chefferie du parti conservateur, à la suite de laquelle il a été élu chef du parti. En conséquence, il a été contraint d’expliquer une fois de plus pourquoi il avait refusé une habilitation de sécurité du gouvernement afin d’être informé de l’ingérence étrangère.
  • La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a déclaré au média américain d’extrême droite Breitbart News que Pierre Poilievre était « en phase » avec les orientations de Donald Trump. Comme l’a fait remarquer Jason Markusoff, de la CBC, « Mme Smith était, rappelons-le, une spécialiste des médias dans sa (ses) carrière(s) passée(s) – connue pour tester différentes idées ou théories en direct à l’antenne. Des spaghettis rhétoriques jetés au mur ». Quoi qu’il en soit, cela n’a pas aidé M. Poilievre.
  • Lors d’une campagne en Nouvelle-Écosse, le chef de file des libéraux, Mark Carney, a fait référence à la candidate libérale québécoise Natalie Provost, une survivante bien connue du massacre de l’École polytechnique en 1989, en l’appelant Natalie Pronovost. Il s’est également trompé sur le lieu du massacre, affirmant qu’il avait eu lieu à l’Université Concordia. M. Carney s’est excusé, mais le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, a déclaré que le faux pas de M. Carney était une preuve qu’il ne comprend pas le Québec.
  • L’ancien chef du NPD fédéral, Tom Mulcair, a surpris son parti cette semaine en écrivant dans une chronique du National Post que l’élection devrait être une course « entre les libéraux et les conservateurs ». « Si vous ne pouvez pas dire sérieusement que vous allez former un gouvernement capable d’affronter M. Trump, alors écartez-vous et laissez les seuls vrais candidats s’affronter », a-t-il écrit. Ce doit être la première fois dans l’histoire politique du Canada qu’un ancien dirigeant exhorte les partisans de son parti à « baisser les bras » et à voter pour les autres.
  • Le chef du NPD, Jagmeet Singh, a volontiers reconnu que son parti était confronté à de « gros défis » compte tenu des résultats des sondages actuels, les électeurs cherchant ailleurs un champion pour lutter contre Donald Trump, mais il est resté défiant. « Vais-je renoncer à me battre pour les gens qui ont besoin que je me batte pour eux? Non, bien sûr que non. Je n’abandonnerai jamais. Peu importe ce qui se passe. Je serai toujours là pour me battre pour les autres », a-t-il déclaré. Nathan Cullen, député du NPD de la Colombie-Britannique, a répondu à M. Mulcair au nom du NPD.

Qc125, qui regroupe et calcule la moyenne des sondages d’opinion nationaux, place aujourd’hui les libéraux à 41 %, devant les conservateurs à 37 % et les néo-démocrates à 9 %.

qc125.com/canada
qc125.com/canada/quebec

Perspectives par Geoff Norquay.


Regard sur le Canada atlantique

Par Liam O’Brien / March 27, 2025

Avant la démission du député libéral de Halifax Andy Fillmore en 2024 pour se présenter à la mairie, les libéraux détenaient 24 des 32 sièges du Canada atlantique. Les conservateurs en détenaient 8, sans aucun siège à l’Île-du-Prince-Édouard. Le NPD n’a pas remporté de siège dans la région atlantique depuis 2019. Alors que les Canadiens de l’Atlantique ont rejoint le mouvement antérieur de soutien aux conservateurs de M. Poilievre, les dernières répartitions régionales dans les sondages publics montrent que les libéraux dominent à nouveau dans l’est avec une avance à deux chiffres.

Les listes

Avec Mark Carney à la tête du parti, les libéraux ont recruté des candidats de haut profil, notamment l’ancien journaliste de NTV Don Bradshaw dans la circonscription de Long Range Mountains, dans l’ouest de Terre-Neuve, et l’ancien animateur de la radio CBC Anthony Germain dans la circonscription de Terra Nova–Les Péninsules. Les libéraux ont également inversé la tendance qui se faisait remarquée tout au long de l’hiver, où les libéraux sortants annonçaient qu’ils ne se présenteraient pas en 2025. L’ancien ministre fédéral de l’immigration et du logement, Sean Fraser, a récemment changé d’avis et se présentera à nouveau pour les libéraux dans Nova-Centre (N.-É.). Le parti conservateur avait déjà désigné une liste presque complète de candidats généralement très en vue dans la région, profitant de son avance de longue date dans les sondages pour recruter et faire des collectes de fonds.

Les partis libéraux et conservateurs ont récemment fait l’objet de critiques pour avoir nommé des candidats. Les libéraux ont nommé Don Bradshaw pour se présenter contre la Conservatrice Carol Anstey dans la circonscription de Long Range Mountains, passant outre les candidats en campagne. Les conservateurs ont nommé l’ancienne directrice générale de Métiers spécialisés Ontario, Melissa Young, pour se présenter contre le député sortant Wayne Long à Saint John, au Nouveau-Brunswick, ainsi que Steve Kent pour se présenter à Avalon, Terre-Neuve-et-Labrador. Ces deux circonscriptions avaient des candidats à l’investiture dont les courses ont été annulées à la suite de ces nominations.

Menace de tarifs douaniers américains

Comme dans le reste du Canada, la menace des tarifs douaniers américains a bouleversé les perspectives dans la région. Les premiers ministres provinciaux et leurs gouvernements ont réagi en retirant les produits américains des rayons de magasins d’alcool et en réexaminant ou en limitant l’approvisionnement auprès des entreprises américaines. Ils travaillent également à la création d’une zone de libre-échange atlantique, Tim Houston, premier ministre conservateur de la Nouvelle-Écosse, étant celui qui insiste le plus sur ce point, notamment avec des péages autoroutiers visant les camions américains. Il a déposé un projet de loi visant à abolir les frontières interprovinciales ainsi qu’une initiative visant à ouvrir et à encourager l’exploitation des mines et des ressources dans la province. La première ministre libérale du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a récemment rencontré la gouverneure du Massachusetts, Maura Healy, pour discuter des moyens d’aborder et de réduire les tarifs douaniers. 

Enjeux et politiques

Les candidats à la campagne fédérale ont insisté sur les messages nationaux de leurs partis respectifs concernant les représailles tarifaires et la croissance économique. Les conservateurs ont insisté sur la nécessité d’abroger la loi C-69 de l’ère Trudeau et d’autres réglementations qui, selon eux, ont éliminé des pipelines vitaux qui auraient pu rendre le Canada plus résilient face aux menaces tarifaires. Le projet de loi C-69 est également critiqué au niveau local, car il affaiblit le système de gestion conjointe prévu dans les accords sur le pétrole et le gaz extracôtier de T.-N.-L. et de la N.‑É.

La pêche est un sujet politisé dans la région. Les libéraux locaux sont préoccupés par ce que les défenseurs de la pêche qualifient d’insuffisance du ministère des Pêches et Océans en matière d’application et de gestion des pêches telles que la pêche rentable de civelle et d’anguille. C’est une question sensible et complexe qui touche également aux droits des Autochtones. Les conservateurs ont annoncé qu’ils rouvriraient la chasse aux phoques et aux otaries afin de remédier à la surpopulation de ces espèces et à ses effets sur les stocks de poissons commerciaux. Mark Carney a fait de Gander, T.-N.-L. l’une des premières étapes de sa tournée de campagne, où il a promis de ramener les décisions en matière de pêche « plus près du quai ».

Les candidats conservateurs et néo-démocrates ont également critiqué M. Carney d’avoir nommé la députée ontarienne Anita Anand au poste de ministre responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) quoique le Canada atlantique (à l’exception de Î.‑P.‑É.) soit bien représenté dans le cabinet allégé de M. Carney. Le cabinet comprend Domenic LeBlanc (Commerce international) et Ginette Petitpas Taylor (Conseil du Trésor) du Nouveau-Brunswick, Cody Blois (Agriculture) de la Nouvelle-Écosse et Joanne Thompson de T.‑N.‑L. (Pêches et Océans).

Les circonscriptions à surveiller

Si le NPD a une chance de reprendre un siège dans le Canada atlantique, c’est probablement dans la région métropolitaine de Halifax. Depuis que le député libéral Andy Fillmore a démissionné pour se présenter à la mairie en 2024, l’ancienne députée néo-démocrate Lisa Roberts est en place en tant que candidate fédérale et mène une campagne solide en prévision d’une éventuelle élection partielle, qui a été éclipsée par le déclenchement des élections générales fédérales. Elle affronte la candidate libérale Shannon Miedema et le Conservateur Mark Boudreau. Mme Miedema est l’ancienne directrice du département de l’environnement et du changement climatique de la municipalité régionale d’Halifax (HRM). Comme en 2021, il s’agira probablement d’une course entre les libéraux et les néo-démocrates. Lors des élections provinciales de novembre 2024, le NPD de la N.‑É. a remporté la plupart des circonscriptions provinciales situées à l’intérieur de cette circonscription fédérale.

Il s’agit d’un affrontement entre anciens ministres/députés. Après le départ à la retraite du libéral Wayne Easter, l’ancien député et ministre provincial Heath MacDonald a remporté le siège pour les libéraux en 2021. En 2025, il fera face à Jamie Fox, ancien chef de police, ancien ministre et ancien chef du Parti progressiste-conservateur de l’ Î.‑P.‑É. M. Fox est l’un des trois anciens ministres du Parti progressiste-conservateur à se présenter pour les conservateurs sur l’île.

Cette circonscription couvre l’ouest entier de Terre-Neuve. La députée Libérale sortante et ancienne ministre Gudie Hutchings représente la circonscription depuis 2015. En 2021, Mme Hutchings a conservé son siège de justesse face à l’opposante conservatrice Carol Anstey, qui se présente à nouveau aux élections de 2025. Mme Anstey mène une campagne pré-électorale depuis plus d’un an. En 2021, Mme Anstey a dû faire face à une division des votes de la part d’un candidat du PPC, un scénario qui n’est pas prévu cette fois-ci. Afin de conserver le siège, le parti libéral a annulé son processus de nomination et a nommé le journaliste de NTV Don Bradshaw, qui est bien connu à travers la province.

La députée sortante Jenica Atwin a d’abord remporté ce siège pour le Parti vert fédéral en 2019 avant de traverser le parquet pour siéger avec les libéraux et gagner à nouveau en 2021, ces deux victoires ayant été remportées de justesse face à la conservatrice Andrea Johnson. Mme Atwin a annoncé qu’elle ne se représenterait pas et les libéraux n’ont pas encore désigné de candidat. Les conservateurs ont désigné Brian MacDonald, ex-député provincial et ex-candidat à la direction du parti, au printemps 2024, et il fait campagne depuis. M. MacDonald a servi dans les forces armées canadiennes et britanniques et a été conseiller politique de l’ancien ministre fédéral de la défense, Peter MacKay.