COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 3

COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 3

COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 3

NOUS SOMMES ENSEMBLE

Les annonces gouvernementales d’aujourd’hui ont transcendé les politiques partisanes de part et d’autre des frontières nationales et nord-américaines alors que les efforts se sont multipliés pour lutter contre la crise du coronavirus (COVID-19) qui continue de prendre de l’ampleur. Dix juridictions ont maintenant déclaré une urgence de santé publique ou un état d’urgence.

Le gouvernement fédéral a communiqué les détails d’un plan de relance économique historique évalué à 3 % du PIB canadien, soit 82 milliards de dollars, qui prévoit une aide directe aux particuliers et aux entreprises dans les semaines et les mois à venir. Les premiers ministres provinciaux ont ajouté à ce plan des mesures financières supplémentaires – et d’autres sont à venir.

Le président américain Trump et le premier ministre Trudeau ont pris la décision commune de fermer temporairement la frontière canado-américaine à toute circulation non essentielle, tout en laissant les Canadiens et les Américains rentrer chez eux et en assurant la circulation continue des marchandises et l’intégrité des chaînes d’approvisionnement essentielles.

La semaine prochaine, les parlements à Ottawa et dans certaines provinces tiendront de brèves séances, avec un nombre restreint de députés élus, pour modifier la législation nécessaire à la mise en œuvre des différents programmes de soutien et plans de relance.

Parallèlement, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada a mis en garde contre « de nombreux désagréments dans les semaines à venir », alors que les Canadiens adhèrent pleinement aux concepts d’éloignement social et cherchent à contenir le virus qui perturbe actuellement la vie quotidienne dans le monde entier.

UN PLAN ÉCONOMIQUE FÉDÉRAL DE 82 MILLIARDS DE DOLLARS EST PRÉSENTÉ

Le ministre des Finances, M. Bill Morneau, a rendu public aujourd’hui ce qu’il a appelé la « première phase » du plan d’aide économique du gouvernement pour répondre aux impacts de la COVID-19, qui mettait l’accent sur le soutien au revenu des particuliers, les mesures supplémentaires pour les PME et les reports d’impôt importants pour les particuliers et les entreprises.

Comme prévu, le gouvernement s’est concentré sur la distribution de l’argent pour les particuliers aussi rapidement que possible, par le biais des canaux fiscaux existants comme le remboursement de la TPS et la Allocation canadienne pour enfants (ACE). Les augmentations ne seront pas automatiques, mais nécessiteront une « déclaration » en ligne attestant que le demandeur est éligible. Cela nécessitera également du demandeur une démarche proactive, ce qui rendra le versement des fonds plus complexe et potentiellement moins rapide.

Le gouvernement crée également des programmes alternatifs sans précédent pour les Canadiens qui n’ont pas droit aux prestations régulières d’assurance-emploi ou de maladie (y compris les travailleurs indépendants), qui perdent leur emploi, doivent s’isoler, se mettre en quarantaine ou prendre soin de leurs enfants ou de membres de leur famille malades pendant la crise.

Les dépenses directes consacrées à ces mesures (y compris les subventions salariales aux PME) s’élèveront à 27 milliards de dollars, soit un peu plus de 2 % du PIB.

Les reports d’impôt créeront 55 milliards de dollars de liquidité supplémentaire, car les impôts dus (entreprises et particuliers) ne devront pas être payés avant le 1er septembre 2020. Cela représente environ 3 % du PIB, mais il est important de comprendre qu’il s’agit d’un report d’impôt et non d’une remise d’impôt. Cela n’aura pas d’impact sur le déficit, car les impôts devront être payés au cours de l’année d’imposition 2020.

L’ensemble de mesures destinées à aider les individus comprend les éléments suivants :

  • Une majoration temporaire de 300 dollars par enfant à la Prestation fiscale canadienne pour enfants pour l’année de calcul des prestations en cours, afin de fournir un soutien supplémentaire d’environ deux milliards de dollars.
  • La création d’une nouvelle Allocation de soins d’urgence, qui prévoit jusqu’à 900 $ aux deux semaines, pour une période maximale de 15 semaines, afin d’apporter un soutien au revenu des travailleurs, y compris les travailleurs autonomes, qui doivent rester à la maison pour soigner un membre de la famille malade à la COVID-19 ou en raison de la fermeture des écoles et qui n’ont pas accès à des congés de maladie payés. Cette mesure pourrait permettre de débourser jusqu’à 10 milliards de dollars.
  • L’Allocation de soins d’urgence alloue 5 millions de dollars afin de soutenir les travailleurs qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi et qui sont confrontés au chômage en raison de la COVID-19. Les montants des paiements n’ont pas encore été divulgués.
  • La mise en place d’un moratoire de six mois sans intérêt sur le paiement des prêts étudiants.
  • Fournir un financement de 305 millions de dollars pour la constitution d’un nouveau fonds de soutien aux communautés autochtones « fondé sur les distinctions », afin de répondre aux besoins immédiats des communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis.
  • Fournir 157,5 millions de dollars supplémentaires au programme Vers un chez-soi pour les sans-abris.
  • Un soutien pour les femmes et les enfants qui fuient la violence, en offrant jusqu’à 50 millions de dollars aux refuges et aux centres d’aide pour femmes victimes de violence sexuelle.
  • Le report de la date limite de production des déclarations de revenus au 1erjuin permettant ainsi aux contribuables de reporter le paiement des impôts jusqu’après le 31 août 2020 pour les montants exigibles après aujourd’hui et avant septembre 2020.
  • Une réduction de 25 % du montant minimal requis des retraits des fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) pour 2020, en reconnaissance de la volatilité des marchés et de son impact sur l’épargne-retraite de nombreuses personnes âgées.

Parmi les mesures annoncées aujourd’hui pour appuyer les entreprises, on note :

  • Offrir aux « employeurs de petites entreprises admissibles » une subvention salariale temporaire pour une période de trois mois, égale à 10 % de la rémunération versée pendant cette période, jusqu’à concurrence d’une subvention maximale de 1 375 dollars par employé et de 25 000 dollars par employeur.
  • Proposer, à toutes les entreprises, de différer, jusqu’après le 31 août 2020, le paiement de tout montant d’impôt sur le revenu qui devient exigible à partir d’aujourd’hui et avant septembre 2020.
  • Permettre à la Banque de développement du Canada (BDC) et à Exportation et développement Canada (EDC) de fournir une aide supplémentaire de plus de 10 milliards de dollars, destinée principalement aux petites et moyennes entreprises.

Des détails supplémentaires sur les initiatives décrites ci-dessus sont disponibles ici.

Comme indiqué à la fin de la description des initiatives par le gouvernement, les dates de début des différents programmes varient. Certains commencent immédiatement pour être suivis de la législation correspondante, d’autres commenceront au début d’avril, et d’autres encore au début de mai. Pour certains nouveaux programmes, il faudra des préparatifs considérables de la part des ministères pour que les conditions de mise en œuvre soient remplies.

D’AUTRES MESURES ÉCONOMIQUES À VENIR

L’annonce d’aujourd’hui n’a pas abordé les difficultés émergentes pour des secteurs de l’économie comme les compagnies aériennes et le secteur du pétrole et du gaz. Le ministre a indiqué qu’il était en discussion avec les PDG de ces deux secteurs et d’autres, alors que le ministère des Finances tente d’évaluer l’ampleur de leurs problèmes et ce qu’il faudra pour les aider à se rendre de l’autre côté de la crise. Il y avait un sentiment clair que le soutien aux secteurs majeurs ferait partie de la phase deux des mesures d’aide et que cela devrait venir « bientôt ». Étant donné que l’ensemble de mesures d’aujourd’hui n’ajoute « que » 1 % du PIB au déficit, il devrait y avoir une importante réserve pour ce type d’intervention étant donné le ratio actuel dette/PIB.

Pour souligner les défis dans le secteur de l’énergie, le prix du baril de pétrole brut des sables bitumineux canadiens est tombé à son plus bas niveau cet après-midi et la Bourse de Toronto a été une fois de plus interrompue pour mettre un terme à l’activité de vente massive. Le Western Canadian Select (WCS) a chuté à 7,63 dollars le baril, soit une baisse de 4,60 dollars par rapport au niveau de mardi. La référence américaine West Texas Intermediate (WTI) est également tombée en dessous de 23 dollars le baril, un niveau qu’elle n’avait pas atteint depuis 2003.

LE PARLEMENT DEVRAIT REPRENDRE SES TRAVAUX LA SEMAINE PROCHAINE

Comme il a été indiqué hier, il est prévu que le Parlement reprenne ses travaux la semaine prochaine avec une garde rapprochée et réduite de députés désignés pour représenter leur parti en proportion de leurs positions actuelles à la Chambre. Ils traiteront rapidement les éléments législatifs nécessaires au gouvernement pour faire face à la crise.

La vice-première ministre Chrystia Freeland et le président du Conseil du Trésor, Jean-Yves Duclos, devaient informer les dirigeants de l’opposition cet après-midi.

FERMETURE DE LA FRONTIÈRE CANADO-AMÉRICAINE

Le Canada et les États-Unis ont annoncé un accord sur la fermeture de la frontière à tous les déplacements non essentiels entre les deux pays. Les expéditions commerciales transfrontalières ne seront pas affectées par les nouvelles restrictions afin de maintenir intactes les chaînes d’approvisionnement cruciales et la capacité des travailleurs essentiels à traverser la frontière demeurera en place. En fait, le président Trump a fait allusion à l’importance du commerce bilatéral dans un gazouillis diffusé tôt le matin : « Nous allons, d’un commun accord, fermer temporairement notre frontière nordique avec le Canada au trafic non essentiel. Les échanges commerciaux ne seront pas affectés. Les détails suivront! »

Cette décision fait suite aux discussions approfondies qui ont eu lieu ces derniers jours entre le premier ministre et le président Trump et entre la vice-première ministre Freeland et le vice-président américain Pence et le secrétaire d’État Pompeo. Dans sa conférence de presse d’aujourd’hui, le premier ministre a indiqué que des marchandises d’une valeur de deux milliards de dollars traversent la frontière chaque jour et qu’il est important pour les deux pays de maintenir la circulation de ces marchandises. Les deux pays sont toujours à négocier la date de début de la fermeture.

ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

À peine une heure avant que le premier ministre ne s’adresse au public canadien, le gazouillis du président sur le consentement mutuel à fermer la frontière aux voyages non essentiels a réitéré les directives en place, donnant plus de poids à la recommandation de maintenir les canaux commerciaux ouverts. Un fonctionnaire américain anonyme a indiqué que « ces nouvelles mesures limiteront les voyages à travers la frontière pour les activités récréatives, le magasinage et le tourisme. Les voyages essentiels se poursuivront sans entrave ».

Bien que les détails sur la façon dont les agents frontaliers détermineront ce que constitue un voyage essentiel soient encore plutôt vagues, la promesse pour l’instant est que les Canadiens, les Américains et les résidents permanents de l’un ou l’autre pays seront autorisés à rentrer chez eux. Les travailleurs de la santé pourront traverser la frontière (la ville de Detroit compte sur des infirmières qui font la navette à partir de Windsor). Les échanges commerciaux ne seront pas affectés. On ne sait toujours pas comment les deux pays régiront les déplacements transfrontaliers des camionneurs et du personnel faisant partie intégrante du transit des marchandises.

Les États-Unis ont publié aujourd’hui les détails de leur programme d’aide. Il comprend 50 milliards de dollars pour l’industrie aérienne, 150 milliards de dollars pour les autres industries touchées, 300 milliards de dollars de prêts pour les petites entreprises en difficulté et, ce qui est peut-être le plus important, 500 milliards de dollars de paiements aux Américains. Ces sommes seront soumises à des conditions de ressources et distribuées en deux tranches égales au cours des trois prochains mois. La bourse n’a pas été convaincue par ces mesures, et a déclanché le coupe-circuit de 7 % pendant que le président parlait.

Le président a également invoqué la « Loi sur la production de défense », qui permet au gouvernement de mandater la conversion des lignes de production en équipements et fournitures de première nécessité. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une loi de temps de guerre, destinée aux circonstances les plus extrêmes. Le gouvernement conclut des contrats massifs avec des entreprises pour des fournitures médicales nécessaires telles que des équipements de protection individuelle (EPI) comprenant des masques, des ventilateurs et des respirateurs.

Le plan d’intervention complet du gouvernement américain pour la COVID-19, daté du 13 mars, a également été publié en ligne. Il brosse un sombre tableau avec des délais de perturbation allant bien au-delà de six mois. Le document prévoit une pandémie qui durera plus de 18 mois, avec plusieurs vagues de sommets d’infection. Les conclusions du rapport réitèrent l’importance de trouver un vaccin. Plusieurs vaccins sont actuellement en phase initiale d’essai, mais l’achèvement de ces essais et la production d’un vaccin ne se feront pas avant plusieurs mois.

LES BANQUES CANADIENNES ANNONCENT DES MESURES D’AIDE

Dans un communiqué de presse commun mardi soir, les six grandes banques canadiennes ont annoncé une action coordonnée pour aider les clients à faire face aux retombées de la COVID-19. La Banque Royale du Canada, la Banque Toronto-Dominion, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque de Montréal, la Banque Canadienne Impériale de Commerce et la Banque Nationale du Canada ont déclaré qu’à partir de maintenant, elles travailleront avec leurs clients particuliers et petites entreprises pour faire face aux retombées économiques du virus. Il s’agira notamment d’introduire des reports de paiement de prêts hypothécaires pouvant aller jusqu’à six mois et d’alléger les conditions d’autres produits de crédit pour les clients en difficulté. Les banques ont déclaré que « [c]es mesures constituent un premier pas important et soulignent la résilience du système financier canadien et la solidité de nos grandes banques. Les banques surveilleront l’évolution de la situation économique et envisageront d’autres mesures si nécessaire ».

COLOMBIE-BRITANNIQUE

La Colombie-Britannique a décidé aujourd’hui de déclarer l’état d’urgence provincial pour les deux prochaines semaines, ce qui donne au gouvernement des pouvoirs supplémentaires pour répondre à la crise de la COVID-19 et peut être renouvelé par décret du Cabinet. La ville de Vancouver a fait de même, en demandant à tous les résidents de limiter immédiatement le temps qu’ils passent dans les espaces publics et les restaurants ont reçu l’ordre de fermer, à l’exception des plats à emporter et des livraisons. L’Assemblée législative de la Colombie-Britannique reviendra le 23 mars pour siéger pendant une journée, avec un quorum de 12 membres, afin d’adopter la législation relative à la Loi sur les approvisionnements et les modifications de la Loi sur les normes d’emploi.

ALBERTA

Le gouvernement albertain a adopté hier soir son budget modifié pour inclure 500 millions de dollars de financement supplémentaire pour la réponse des soins de santé à la COVID-19. La province a également publié des décrets du cabinet qui comprennent des mesures élargies permettant aux travailleurs de prendre des congés sans solde pour la quarantaine.

Le premier ministre Kenney s’est adressé à la province ce soir, et a annoncé un ensemble de mesures destinées à apporter une aide aux familles, aux particuliers et aux entreprises. Cet ensemble de mesures comprend, entre autres, le lancement d’un programme de paiement d’urgence de 573 $ pour les Albertains en situation d’auto-isolement qui, autrement, ne recevraient pas d’assurance-emploi (AE) ou d’autre aide sociale. Ce paiement s’ajouterait aux mesures fédérales annoncées plus tôt dans la journée qui ont élargi la possibilité pour les travailleurs de prendre un congé de 14 jours pour une mise en quarantaine.

Le premier ministre Kenney a également noté que le gouvernement avait travaillé avec les ATB et les coopératives de crédit provinciales pour reporter les prêts et autres remboursements de crédit jusqu’à six mois, et qu’ils allaient égaliser le report fédéral de l’impôt sur le revenu des sociétés jusqu’à l’été. Le budget de la province a été adopté avec succès hier soir, modifié pour inclure 500 millions de dollars de financement supplémentaire pour la réponse des soins de santé à la COVID-19. En conclusion, M. Kenney a indiqué que des mesures supplémentaires seraient annoncées demain et dans les jours à venir.

 Tout cela a été présenté sous la forme d’un message assez dur pour les Albertains, à savoir que les responsables de la santé publique prévoient que le sommet viral ne sera pas atteint avant quatre à cinq semaines et que les mesures d’auto-isolement prises aujourd’hui devront probablement rester en place pendant au moins deux à trois mois.

SASKATCHEWAN

Aujourd’hui, le premier ministre de la Saskatchewan a déclaré l’état d’urgence. Le gouvernement a annoncé aujourd’hui les prévisions de dépenses pour l’exercice financier de 2021. Ces estimations ont remplacé le budget complet initialement prévu en raison de la pandémie de COVID-19.

Au cours des dernières années, les recettes provenant des ressources naturelles ont été faibles en raison de la réduction des prix du pétrole et du gaz, de la potasse et de l’uranium, qui pose un problème dans le monde entier. Maintenant que la crise de la COVID-19 a des répercussions négatives sur les économies du monde entier, le gouvernement de la Saskatchewan estime qu’il est trop tôt pour déterminer l’impact de la pandémie sur l’économie et les recettes de la province. Les plans de dépenses pour l’année à venir comprennent 14,15 milliards de dollars de dépenses gouvernementales, soit une augmentation modérée de 3 % par rapport à l’année dernière. La Saskatchewan dispose actuellement d’un fort excédent de 1,3 milliard de dollars. Le gouvernement provincial estime qu’il est bien placé pour gérer cette période difficile et qu’il est en mesure de fournir les ressources supplémentaires nécessaires pour relever les défis sanitaires et économiques de la COVID-19.

MANITOBA

Au Manitoba, le gouvernement continue de se battre pour présenter son budget face aux retards de procédure de l’opposition. Pendant ce temps, l’Assemblée des chefs du Manitoba a demandé que l’état d’urgence soit déclaré dans 62 Premières nations en raison des inquiétudes suscitées par la COVID-19.

ONTARIO

Aujourd’hui, le premier ministre Doug Ford, le ministre des Finances Rod Phillips et la ministre de la Santé Christine Elliott ont fait une nouvelle mise à jour de la réponse de la province à la COVID-19, la coopération et la coordination étant les mots d’ordre de la journée. Il est clair que la province et le gouvernement fédéral continuent à travailler exceptionnellement bien ensemble pour coordonner les réponses. Le premier ministre Ford a félicité le premier ministre Trudeau pour le plan de relance économique annoncé plus tôt aujourd’hui et a offert son soutien pour la décision difficile de limiter les déplacements à travers la frontière canado-américaine au trafic commercial essentiel.

Rien n’indique actuellement que l’Ontario complétera le plan fédéral de relance économique d’aujourd’hui par des mesures supplémentaires avant mercredi prochain, date à laquelle une mise à jour économique et financière sera déposée devant l’Assemblée législative. Le ministre des Finances Phillips a confirmé qu’un moratoire de six mois sans intérêt sera appliqué aux prêts étudiants de l’Ontario. L’Assemblée législative de l’Ontario se réunira à nouveau le 19 mars pour une très courte séance. Le gouvernement doit présenter deux projets de loi d’urgence relatifs à la COVID-19 et on s’attend à un consentement unanime.

Après la séance d’urgence, le gouvernement va suspendre la législature jusqu’au 25 mars, date à laquelle la mise à jour économique sera présentée. Avec l’accord de l’opposition, dans le respect de l’éloignement social, la chambre sera limitée à 24 membres (12 membres du gouvernement, huit du NPD, deux du Parti libéral, un du Parti vert et le président). Les membres pourront s’asseoir à n’importe quel bureau pour assurer la distance. Le gouvernement ajournera également tous les comités permanents jusqu’à ce qu’il soit dans l’intérêt public de reprendre les travaux.

QUÉBEC

Le premier ministre Legault n’a pas annoncé de nouvelles mesures aujourd’hui et a indiqué qu’il était impressionné par la solidarité sociale entre les citoyens du Québec, bien que le premier décès au Québec ait donné un ton grave. Il a rassuré la population sur les bonnes relations interprovinciales, l’accord avec les États-Unis et la capacité du système de santé à absorber la demande future.

Le premier ministre a salué la décision de fermer la frontière aux touristes américains et s’est dit préoccupé par les immigrants illégaux qui traversent la frontière et qu’il avait soulevé la question auprès du gouvernement fédéral. Les travailleurs étrangers temporaires qui ont déjà un emploi prévu ici seront autorisés à revenir.

CANADA ATLANTIQUE

À Terre-Neuve-et-Labrador, la province a déclaré aujourd’hui l’état d’urgence. La déclaration limite les rassemblements de 50 personnes ou plus et limite les restaurants à 50 % de leur capacité régulière. Le premier ministre Ball a également annoncé un sursis de trois mois pour les entreprises ayant obtenu des prêts de la province.

Le Parti libéral de Terre-Neuve-et-Labrador a été confronté à des appels à suspendre l’élection de son chef, actuellement prévue pour le 9 mai. Jusqu’à présent, le parti s’est engagé à aller de l’avant, mais a décidé de permettre aux membres du parti de voter en ligne ou en appelant au bureau du parti. La course au remplacement de Dwight Ball fera du vainqueur le premier premier ministre élu en plein milieu de la crise de santé publique de la COVID-19.

Dans sa conférence de presse désormais quotidienne, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a déclaré que son gouvernement envisageait des mesures plus prescriptives pour atténuer la menace pour la santé publique. Les pharmaciens de la province ont maintenant reçu l’ordre de ne pas fournir aux patients plus de 30 jours de médicaments à la fois afin d’éviter de créer des pénuries de médicaments.

Mardi soir, le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, s’est adressé à la province et a annoncé une allocation de 500 dollars par semaine pour les travailleurs indépendants de l’île. La distribution des chèques doit commencer dans deux semaines. Il a également annoncé que le gouvernement mettrait à la disposition des petites entreprises des prêts d’urgence d’un maximum de 100 000 dollars. Les magasins d’alcool et de cannabis, ainsi qu’un certain nombre d’autres entreprises non essentielles, devraient fermer à 14 heures jeudi.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a déclaré aujourd’hui qu’il n’avait pas encore besoin de déclarer une urgence de santé publique dans la province. Le premier ministre McNeil a indiqué qu’ils travaillent avec le gouvernement fédéral sur le défi que représente la COVID-19 pour les travailleurs étrangers temporaires, dont la province a besoin pour ses industries saisonnières.

LE NORD CANADIEN

Le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut ont déclaré des urgences de santé publique, bien qu’aucun cas de COVID-19 n’ait été enregistré à ce jour. Au Yukon, la déclaration signifie que les écoles sont fermées jusqu’au 14 avril, que toutes les installations récréatives publiques intérieures sont fermées et que les hôpitaux seront fermés aux visiteurs, à quelques exceptions près. L’impératif de santé publique dans le Nord est accru avec plus de 90 communautés autochtones isolées.

Pour pallier les vulnérabilités de plus de 600 communautés autochtones dans l’ensemble du pays, le ministre des Finances a également prévu 305 millions de dollars pour un nouveau Fonds de soutien aux communautés autochtones afin de répondre aux besoins immédiats des communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis.

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Comme vous, Earnscliffe surveille attentivement le développement et la propagation du coronavirus (COVID-19) et s’efforce d’adapter ses pratiques commerciales et d’assurer la sécurité de son équipe et de sa communauté. Nous savons qu’il y a beaucoup d’incertitude dans un paysage complexe et en évolution rapide. C’est dans des moments comme celui-ci que nous savons combien il est important de prendre les bonnes décisions afin de contribuer à atténuer l’impact de cette crise mondiale sur votre organisation, vos employés et de répondre à un environnement de politique publique en mutation.

En tant qu’équipe de conseillers en relations gouvernementales, en recherche sur l’opinion publique et en communications stratégiques parmi les plus expérimentées du Canada, nous sommes parfaitement conscients que vous évoluez dans un contexte en rapide mutation et nous voulons que vous sachiez que nous sommes là pour vous aider. Nous pouvons vous conseiller, vous aider à concevoir des stratégies spécifiques et à vous adapter aux nouvelles façons de faire des affaires et aux nouvelles politiques publiques.

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La situation actuelle présente un environnement de crise étonnamment plus complexe que celui que nous avons connu de notre vivant. Earnscliffe dispose des outils nécessaires pour mener des enquêtes d’opinion de manière sécuritaire, responsable, respectueuse et fiable et vous donner une idée de l’humeur du public. À l’heure actuelle, il n’y a aucune raison de prendre des décisions dans le noir si les études d’opinion peuvent apporter un éclairage précieux pour élaborer des stratégies et éprouver des tactiques.

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