COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 21

COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 21

Les paiements de la PCU devant prendre fin début juillet pour des millions de Canadiens, le gouvernement fédéral est soumis à une pression accrue pour annoncer des mesures transitoires afin de soutenir ceux qui pourraient encore être sans travail en raison de la pandémie de COVID-19. Cette semaine, le gouvernement a déposé un nouveau projet de loi visant à encourager un retour au travail en toute sécurité, dans la mesure du possible, pour les bénéficiaires de la PCU, tout en proposant des sanctions pour les demandes frauduleuses. Toutefois, en l’absence d’un allié de bonne volonté à la Chambre des communes, les progrès dans l’adoption du projet de loi sont au point mort, les partis d’opposition ayant refusé de donner le consentement unanime nécessaire pour poursuivre le débat.

LA LUTTE SUR LA TRANSITION DE LA PCU

Mercredi dernier, le gouvernement a échoué dans sa tentative de déposer le projet de loi C-17 à la Chambre. Ce projet de loi contient plusieurs dispositions touchant plusieurs programmes. Entre autres mesures, le C-17 :

  • Définit de nouvelles sanctions – amendes rétroactives et peines de prison – pour les demandes frauduleuses au titre de la Prestation canadienne d’urgence (PCU);
  • Comprend des modifications au programme fédéral de subventions salariales;
  • Réduit considérablement les conditions d’admissibilité en fixant les conditions dans lesquelles les personnes doivent retourner au travail ou renoncer à leurs prestations;
  • Prévoit un versement unique de 600 dollars pour les personnes handicapées qui ont droit au crédit d’impôt pour personnes handicapées.

Selon les règles régissant la Chambre pendant la période de fermeture, le gouvernement avait besoin de l’accord des quatre leaders de l’opposition pour déposer un projet de loi.

Le NPD a refusé le consentement pour plusieurs raisons. Il a rejeté les mesures punitives proposées pour les demandes frauduleuses au titre de la PCU; il voulait également que la couverture de la PCU soit étendue à 16 semaines et que les aides aux personnes handicapées aient un accent plus large. Les conservateurs ont renouvelé leur demande pour que les libéraux mettent fin à leur fermeture de la Chambre et rétablissent des sessions normales. Les demandes du Bloc Québécois comprenaient une mise à jour financière du gouvernement, une réunion des premiers ministres sur les transferts en matière de santé et le remboursement des subventions salariales réclamées par les libéraux.

Lorsqu’il est apparu que l’accord unanime requis n’était pas possible, le gouvernement a proposé de scinder le projet de loi, permettant ainsi à la disposition relative aux paiements aux personnes handicapées d’aller de l’avant, mais les conservateurs ont refusé, soutenant que la législation n’était pas nécessaire pour faire circuler l’argent. En conséquence, le paiement proposé reste bloqué jusqu’à ce que l’impasse soit résolue, mais aujourd’hui, le premier ministre a déclaré que le gouvernement « étudie des moyens qui n’impliquent pas de législation » pour faire parvenir l’argent aux personnes handicapées.

Lorsque le gouvernement a introduit la PCU pour la première fois en mars, il a rejeté les suggestions des conservateurs concernant les mesures de protection contre la fraude, arguant que la rapidité était essentielle. Le gouvernement a même ordonné aux fonctionnaires de se concentrer à tout prix sur l’acheminement de l’argent vers les Canadiens dans le besoin. Les pénalités pour fraude maintenant proposées par le projet de loi C-17 ont suscité des questions pointues de la part des experts en politique fiscale et des défenseurs des libertés civiles :

  • Allan Lanthier, un expert fiscal ayant travaillé chez Ernst and Young, a déclaré : « La législation rétroactive est utilisée avec parcimonie au Canada. De nombreux contribuables peuvent maintenant être confrontés à des amendes importantes pour ce qu’ils considèrent comme des erreurs innocentes dans le cadre des règles de la PCU qui changeaient d’une conférence de presse à l’autre ».
  • Michael Bryant, de l’Association canadienne des libertés civiles, a déclaré que la loi proposée est potentiellement en violation de la constitution, car les gens ne peuvent pas être reconnus coupables d’un crime à moins que l’action ne soit contraire à la loi au moment où elle a eu lieu. Il a également fait remarquer que la fraude est déjà un crime.

Les défis auxquels le gouvernement a été confronté avec la législation proposée ne sont que la partie visible d’un grand iceberg qui s’approche : comment sortir de la PCU sans laisser des millions de travailleurs en plan.

Les défis auxquels le gouvernement a été confronté avec la législation proposée ne sont que la partie visible d’un grand iceberg : à l’approche du 5 juillet, date à laquelle de nombreux bénéficiaires de la PCU perdront leurs prestations, comment faire la transition hors de la PCU tout en ne laissant pas des millions de travailleurs en plan. Le programme a déjà coûté 43 milliards de dollars et engloutit 3,6 milliards de dollars supplémentaires par semaine. L’économie est en train de rouvrir, et pour les personnes qui ont commencé à demander des prestations le 15 mars, l’admissibilité prend fin le 6 juillet. Les chiffres récents concernant l’emploi sont encourageants, mais le fait que près d’un tiers de la population active gagne moins de 15 dollars de l’heure, soit moins que ce que la PCU fournit, n’aide pas.

Au fur et à mesure de la transition, le gouvernement devra franchir des étapes très délicates pour permettre au marché du travail de reprendre son activité, tout en garantissant des incitations au retour à l’emploi en continuant à appuyer ceux dont l’emploi n’a pas encore été repris.

LES PROVINCES SE RALLIENT À L’AUCLC

Le 24 avril, le gouvernement fédéral a annoncé la création de l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC), destiné à aider les petites entreprises en difficulté financière à cause de la COVID‑19. Le programme offre des prêts-subventions non garantis aux propriétaires de biens commerciaux admissibles afin de réduire le loyer dû par les petites entreprises locatrices touchées et de couvrir les frais d’exploitation des biens commerciaux.

Le gouvernement avait de grands espoirs pour ce programme, estimant que les propriétaires préféreraient renoncer à 25 % de leur loyer plutôt que de ne pas en recevoir du tout, mais l’adhésion des propriétaires a été beaucoup plus faible que prévu. Les propriétaires se sont également plaints du fait que la procédure de demande était compliquée et qu’elle exigeait également que les locataires remplissent leur propre demande. En conséquence, le recours au programme a été minime. Une enquête menée à la fin mai par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a montré que la moitié des propriétaires d’entreprises ne seraient pas en mesure de payer leur loyer en juin, et que 20 % d’entre eux craignaient d’être expulsés s’ils continuaient à ne pas payer leur loyer.

Il y a deux semaines, les gouvernements de la Colombie britannique, de la Saskatchewan et de l’Alberta ont tous pris des mesures pour interdire les expulsions commerciales à la lumière des rapports de plus en plus nombreux faisant état d’expulsions de locataires. L’Ontario a suivi le mouvement lundi dernier, le premier ministre Ford ayant ordonné l’adoption d’une loi interdisant l’expulsion des locataires commerciaux du 3 juin au 31 août. Lundi dernier également, le Québec a pris une direction similaire, mais avec une approche légèrement différente.

MODIFICATIONS DES RESTRICTIONS POUR LES « MEMBRES DE LA FAMILLE IMMÉDIATE »

La semaine dernière, le gouvernement a annoncé des modifications aux interdictions d’entrer dans le pays. Depuis le 8 juin, les étrangers qui sont membres de la famille immédiate de citoyens canadiens et de résidents permanents, et qui ne sont pas atteints de la COVID-19 ou ne présentent aucun signe ou symptôme de cette maladie, sont autorisés à entrer au Canada s’ils entrent pour être avec un membre de leur famille immédiate pendant une période d’au moins 15 jours. Ils devront être mis en quarantaine pendant 14 jours.

Membre de la famille immédiate s’entend, à l’égard d’une personne :

  • de son époux ou conjoint de fait;
  • de son enfant à charge au sens de l’article 2 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés ou de celui de son époux ou conjoint de fait;
  • de l’enfant à charge au sens de l’article 2 du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés d’un enfant à charge visé à l’alinéa b);
  • d’un de ses parents ou de ses beaux-parents ou des parents ou beaux-parents de son époux ou conjoint de fait;
  • de son tuteur.

LES FORCES ARMÉES RESTERONT PLUS LONGTEMPS EN ONTARIO / QUÉBEC

Malgré les prolongations beaucoup plus longues demandées par les premiers ministres Ford et Legault, le premier ministre a annoncé aujourd’hui que l’armée ne restera que jusqu’au 26 juin dans les établissements de soins de longue durée de l’Ontario et du Québec. Il a suggéré qu’après le départ de l’armée, il pourrait y avoir une transition vers le soutien de la Croix-Rouge.

NOUVEAUX SOUTIENS POUR LA RÉOUVERTURE DE L’ÉCONOMIE

La semaine dernière, la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international, Mme Ng, a annoncé un partenariat du gouvernement fédéral avec le programme Faire la promesse d’Aide pour un retour en société, une initiative lancée par des organismes du secteur privé canadien pour aider les entreprises de tout le pays à rouvrir en toute sécurité.

La « promesse d’APRÈS » est un engagement volontaire que les propriétaires et gestionnaires d’entreprises peuvent prendre en suivant cinq actions clés de santé publique qui contribueront à prévenir la propagation de la COVID-19 :

  • Maintenir l’éloignement physique;
  • Se laver et se désinfecter les mains;
  • Nettoyer et désinfecter régulièrement;
  • Rester à la maison en cas de malaise et surveiller soi-même ses symptômes;
  • Pratiquer l’étiquette respiratoire (y compris le port d’un masque lorsque l’éloignement physique est difficile).

En affichant le logo « promesse d’APRÈS », les entreprises participantes peuvent rassurer leurs clients en leur montrant qu’elles font leur part pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens.

Le programme de la promesse d’APRÈS est parrainé par le Conseil canadien des entreprises, la Building Owners and Managers Association (BOMA Canada), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, le Canadian Global Cities Council, Restaurants Canada et le Conseil canadien du commerce de détail.

Le gouvernement fédéral a également annoncé la semaine dernière la création d’un nouveau carrefour Web pour les organismes cherchant à trouver des ressources sur l’achat et la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI). Le Carrefour sur l’approvisionnement relie les organismes canadiens aux ressources et informations fédérales, provinciales, territoriales et autres sur les EPI, y compris les conseils aux consommateurs. Les acheteurs y trouveront des listes de fournisseurs d’EPI, ainsi que des conseils pour les aider à planifier leurs achats d’EPI.

CONTRÔLES DE LA TEMPÉRATURE DANS LES AÉROPORTS

Aujourd’hui, le premier ministre a annoncé que des contrôles de température dans les aéroports deviendront obligatoires dans le cadre d’une approche progressive. Tout d’abord, les voyageurs entrant au Canada seront contrôlés, puis ceux qui quittent le Canada et enfin ceux qui voyagent à l’intérieur du Canada. Il a souligné qu’il ne s’agit pas d’une mesure directe de détection de la COVID-19, mais d’un niveau de protection supplémentaire pour garantir la santé des Canadiens qui voyagent.

EN CHIFFRES

Le gouvernement fédéral a publié son rapport bimensuel régulier au Comité des finances de la Chambre des communes sur ses mesures d’intervention d’urgence. La profondeur et l’étendue des mesures sont décrites dans le résumé suivant des programmes, de leurs coûts et du nombre de Canadiens touchés par les programmes fédéraux de lutte contre la pandémie :

PROGRAMMES POUR PARTICULIERS ET GROUPES

  • Prestation canadienne d’urgence : plus de 43 milliards de dollars en paiements au titre de la PCU à 8,41 millions de demandeurs en date du 4 juin 2020 (p. 7)
  • Subvention salariale d’urgence du Canada : 10,5 milliards de dollars versés dans le cadre de 354 870 demandes, provenant de 209 370 demandeurs uniques en date du 8 juin. (p. 25)
  • Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial : Au 8 juin, plus de 5 500 locataires et 38 700 employés avaient bénéficié d’une aide, ce qui représente plus de 39 millions de dollars. (p. 12)
  • Mesures temporaires de l’assurance-emploi : 3,96 millions de demandes d’AE de la PCU soumises par l’intermédiaire de Service Canada, toutes ont été traitées pour un montant de 20,56 milliards de dollars en paiements au 4 juin 2020 (p. 18)
  • Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes : Plus de 663 000 demandes approuvées pour plus de 26,28 milliards de dollars de crédit supplémentaire.
  • Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants : plus de 726 millions de dollars en paiements de la PCUE à plus de 532 000 demandeurs en date du 7 juin 2020 (p. 11)
  • Services de soutien aux femmes : 40 millions de dollars alloués à Femmes et égalité des genres Canada (FEGC), dont 30 millions pour les besoins immédiats. En date du 5 juin 2020, environ 27,5 millions de dollars ont été distribués à 93 centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle, 432 maisons d’hébergement pour femmes et 167 organismes au Québec. (p. 8)
  • Banques d’alimentation : En date du 11 juin, 70 millions de dollars ont été distribués pour soutenir les banques d’alimentation locales et d’autres organisations fournissant une aide d’urgence contre la faim, et il reste 30 millions de dollars à dépenser. (p. 9)

SOUTIEN À LA LIQUIDITÉ

  • Programme d’achat de titres provinciaux sur les marchés monétaires (PATPMM) : 6,7 milliards de dollars au 4 juin 2020 (p. 16)
  • Programme d’achat d’obligations provinciales (PAOP) : 2,9 milliards de dollars au 4 juin 2020 (p. 16)
  • Programme d’achat de papier commercial (PAPC) : 1,7 milliard de dollars au 4 juin 2020 (p. 16)
  • Programme d’achat d’obligations de sociétés (PAOS) : 58 millions de dollars au 4 juin 2020 (p. 16)
  • Achat de titres du gouvernement du Canada sur le marché secondaire : 52,8 milliards de dollars au 4 juin 2020 (p. 16)

GRAND TOTAL

Protéger la santé et la sécurité; Mesures de soutien direct; Soutien fiscal à la liquidité – Grand total : 244 483 000 000 $ (244 milliards de dollars), 10,6 % du PIB, au 11 juin 2020 (P. 21)

MISE À JOUR DES ÉTATS-UNIS

La tempête parfaite d’une pandémie mondiale, des craintes d’un jour de jugement historique et de la détresse économique fait que les Américains s’inquiètent pour l’avenir. Malgré une légère amélioration du nombre d’emplois, la réalité pour de nombreuses entreprises est qu’elles pourraient faire revenir leurs employés pour les laisser repartir aussitôt, car la confiance des consommateurs demeure vacillante. Houston est sur le point de rétablir les ordonnances de confinement, car le nombre de nouveaux cas de COVID-19 a atteint des niveaux records. Près de la moitié des États voient des signes d’une deuxième vague alors que les effets de la réouverture se font sentir et envisagent les mesures à prendre pour assurer la capacité des hôpitaux et limiter la propagation du virus.

Alors que les États-Unis continuent à exorciser leur passé en remodelant, renommant et supprimant des structures et des politiques qui sont identifiées au racisme systémique et historique, le reste du monde en a pris note. Le mouvement Black Lives Matter s’est étendu à des pays allant du Canada au Royaume-Uni et à toute l’Europe. Les conversations sur la manière de lutter contre le racisme systémique et les préjugés ont fait que les livres sur la race, l’histoire et la discrimination sont en tête de liste des meilleurs vendeurs, ce qui a modifié le vocabulaire mondial alors que les manifestations se poursuivent. La mairesse de Seattle a autorisé les manifestants à prendre possession de l’hôtel de ville et du quartier général de la police. Sa décision de désamorcer la situation a créé une guerre de Twitter entre le président et le gouverneur Jay Inslee, ainsi qu’avec elle directement. Le président continue de considérer nombre de ces manifestations comme un affront à sa personne et a menacé de prendre des mesures fédérales anticonstitutionnelles pour « reprendre » des villes comme Seattle.

Le chemin vers les élections du 3 novembre demeure compliqué. La semaine dernière, lors des élections primaires en Géorgie, de longues files d’attente, espacées de deux mètres, attendaient pour voter sur de nouvelles machines qui ne se sont jamais présentées ou qui n’ont pas fonctionné comme promis. Entre-temps, le président a choisi le 19 juin ou le « Juneteenth », jour qui célèbre la fin de l’esclavage aux États-Unis, pour relancer ses rassemblements de campagne, en commençant à Tulsa, dans l’Oklahoma. En 1921, Tulsa a été le théâtre d’une émeute raciale qui a tué des dizaines de citoyens noirs. Pour de nombreux Américains, cela ressemble à une gifle – un sifflet pour les tenants de la suprématie blanche au milieu d’une correction historique dont de plus en plus d’Américains conviennent qu’elle est désespérément nécessaire.

Le Président a mis en place une dérogation pour ceux qui assistent à ses rassemblements, stipulant que les participants le déchargent de toute responsabilité s’ils contractent la COVID‑19. En raison des restrictions imposées par la COVID-19, le Congrès national républicain a été déplacé de la Caroline du Nord à Jacksonville, en Floride. L’épreuve de force entre le gouverneur de Caroline du Nord et le président sur la taille du rassemblement s’est avérée insurmontable.

Alors que le pays se rapproche du jour des élections et que les marchés continuent leur volatilité, les événements continuent à encadrer la conversation générale et à menacer le processus électoral. Ce moment a combiné le stress de la grande dépression avec celui du mouvement des droits civils à la veille d’une élection. L’optimisme caractéristique des Américains est mis à l’épreuve, alors que la route vers la reprise économique se révèle d’une complexité inattendue.

MISE À JOUR DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE

La Colombie-Britannique est à près de quatre semaines du début de la phase 2 du « BC’s Restart Plan » et la transmission de la COVID-19 demeure faible. En date du 9 juin, il y avait 183 cas actifs dans la province, et six jours consécutifs sans décès liés à cette maladie. Dans l’ensemble, nous constatons une tendance à modifier les directives et à encourager la réouverture et l’expansion dans certains secteurs.

Le premier ministre Horgan a annoncé cette semaine que l’administrateur de la santé publique provincial avait approuvé le projet de la LNH de faire de Vancouver une ville hôte des éliminatoires de la LNH. Une quarantaine de deux semaines sera nécessaire, mais dans le cadre du plan, les équipes seront autorisées à s’isoler en tant que groupe dans des bulles d’isolement. Le premier ministre Horgan a envoyé une lettre au premier ministre pour lui demander d’appuyer les exemptions nécessaires pour l’entrée des athlètes, du personnel et des officiels.

  • Worksafe B.C. a publié des directives de sécurité pour que l’industrie cinématographique de la Colombie-Britannique puisse reprendre la production, mais toute personne entrant au Canada devra toujours respecter la quarantaine obligatoire de 14 jours et la question des déplacements non essentiels devra être abordée. Le premier ministre a noté que même si la production s’ouvre en Californie, la C.-B. demeure compétitive en raison de la main-d’œuvre qualifiée qui y est présente et du faible nombre de cas de COVID-19.

Pour encourager le retour au sport amateur, la Colombie-Britannique a annoncé une ordonnance visant à protéger les organisations de sport amateur, leurs employés et leurs bénévoles contre la responsabilité pour la COVID-19.

L’ASP a publié une ordonnance sanitaire modifiée permettant aux restaurants d’augmenter leur capacité au-delà de 50 % avec la condition qu’une distance de deux mètres soit maintenue entre les parties.

Le premier ministre Horgan a indiqué à nouveau que le tourisme est l’un des secteurs les plus touchés et pourrait bénéficier des 1,5 milliard de dollars de fonds de relance du Plan d’action COVID-19 qui n’ont pas encore été alloués.

En apprenant la réduction des activités d’une usine de Paper Excellence, à Mackenzie, qui a touché 253 travailleurs, la province a annoncé qu’elle reporterait les modifications du règlement sur les produits forestiers manufacturés et le droit variable tenant lieu de fabrication sur les exportations de grumes.

MISE À JOUR DE L’ALBERTA

La deuxième phase de la stratégie de relance de l’Alberta commence aujourd’hui, une semaine complète avant la date initialement proposée par la province, et comprend un plus large éventail d’entreprises et d’activités. Les cinémas, les salles communautaires, les services de bien-être et les services personnels tels que les salons de massage et de manucure reprennent leurs activités, de même que les écoles de la maternelle à la 12e année pour les cours d’été, les piscines, les bibliothèques, les centres de conditionnement physique et autres installations de loisirs.

Les rassemblements peuvent également être plus importants, avec un maximum de 50 personnes pour les événements sociaux en salle comme les mariages et les funérailles et jusqu’à 100 personnes lors d’événements en plein air. Les événements en salle avec attribution de places assises peuvent également inclure jusqu’à 100 personnes. Le plafond des rassemblements a été entièrement supprimé pour les services religieux, les restaurants, les casinos et les salles de bingo. Les directives ont été mises à jour pour permettre aux équipes sportives de jouer dans des cohortes régionales de 50 joueurs maximum.

L’annonce de la deuxième phase accélérée et élargie a été faite lundi, le premier ministre Kenney citant une diminution de 50 % des cas de COVID-19 en Alberta depuis le début de la première phase le 14 mai. Cependant, le nombre de cas actifs en Alberta a augmenté d’environ 10 % au cours de la semaine dernière, et les responsables de la santé publique demandent aux Albertains de demeurer diligents en matière d’éloignement physique et de port d’un masque lorsque cela n’est pas possible.

Au 11 juin, l’Alberta comptait 7 316 cas au total, dont 379 cas actifs, 6 788 cas rétablis, 45 cas à l’hôpital, 6 cas en soins intensifs et 149 décès.

Dernières nouvelles :

MISE À JOUR DU MANITOBA

Le Manitoba vient de publier les détails préliminaires de la phase 3 de son plan de réouverture, dont la mise en œuvre est prévue pour le 21 juin. Parmi un certain nombre de mesures détaillées dans le plan, la phase 3 permettrait des rassemblements publics de 50 personnes à l’intérieur et de 100 personnes à l’extérieur tout en respectant l’éloignement social.

MISE À JOUR DE L’ONTARIO

Alors que le nombre de cas COVID-19 en Ontario commence à diminuer pour la première fois en presque trois mois, le premier ministre Ford a annoncé cette semaine la deuxième étape du plan de réouverture de l’économie de la province.

Le gouvernement de l’Ontario a fait volte-face et a commencé à rouvrir l’économie sur une base régionale, bien que le premier ministre ait rejeté l’idée d’adopter une telle approche plus tôt dans le mois. Depuis le vendredi 12 juin à 0 h 01, 24 des 34 régions de santé publique de la province sont entrées dans la deuxième phase de la réouverture, laissant certaines des plus grandes municipalités et des moteurs économiques de la province comme Toronto, Durham, Halton, Peel, York, Haldimand-Norfolk, Hamilton, Niagara et Windsor-Essex bloqués à la première phase.

En l’absence de restrictions de voyage à l’intérieur de la province, cette approche n’est pas sans risque compte tenu de son asymétrie. Il reste à voir si les personnes des régions de la phase 1 qui se rendent dans les régions de la phase 2 pour bénéficier d’un plus grand nombre d’équipements conduiront à des éclosions de COVID-19 dans des endroits où le nombre de cas était auparavant faible, ce qui nécessitera de ramener certaines de ces régions au statut de phase 1. Comment le public et le gouvernement réagiront-ils si cela se produit? Cela pourrait-il exacerber les tensions urbaines/rurales déjà existantes dans la province, et comment un gouvernement avec une forte présence de municipalités rurales/petites dans son caucus réagira-t-il – seul l’avenir nous le dira.

Comment la province va-t-elle décider qui passera à la phase 2? Certaines régions étant en phase 1 et d’autres en phase 2, la province tiendra compte de quatre facteurs clés pour déterminer quelles régions seront autorisées à passer à la phase 2 ensuite :

  • La propagation et le confinement des virus;
  • La capacité du système de santé;
  • La capacité du système de santé publique;
  • La capacité de suivi des incidents.

Au début de chaque semaine, le gouvernement fera le point sur l’évaluation en cours des régions qui ne sont pas encore incluses dans la phase 2 et indiquera si elles sont prêtes à passer à la phase 2 à la fin de la semaine. Cela signifie que les endroits comme Toronto pourraient ouvrir leurs portes au plus tôt le 19 juin.

La phase 2 élargit la liste des entreprises autorisées à ouvrir et comprend les terrasses de restaurants, les services de soins personnels, les salons et les salons de tatouage, les centres commerciaux, les bibliothèques, les centres communautaires, etc. La liste complète des entreprises autorisées à ouvrir dans le cadre de la deuxième phase peut être consultée ici.

MISE À JOUR DU QUÉBEC

La session parlementaire s’est terminée aujourd’hui par un hommage du premier ministre Legault et des chefs des partis d’opposition aux victimes de la COVID et par la promesse de ne plus jamais revivre une situation aussi terrible en tant que société. Tous les chefs de l’opposition ont fait leurs allocutions de la Saint-Jean-Baptiste.

Marguerite Blais, ministre des Aînés et des proches aidants, a présenté hier le projet de loi 56 visant à créer la première politique nationale pour les aidants naturels. Ce projet de loi s’accompagne d’un plan d’action gouvernemental détaillé et de la création d’un Observatoire scientifique de la proche aidance. Ce projet de loi sera discuté à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale à l’automne.

Afin de réduire le fardeau fiscal des Québécois, le ministre des Finances, Éric Girard, a annoncé l’uniformisation de la taxe scolaire, une mesure totalisant 800 millions de dollars. Il maintient toujours son estimation initiale d’un déficit de 12 à 15 milliards de dollars pour l’année. Le ministre a rappelé que le Québec a fermé 40 % de l’économie pendant la pandémie et que les mesures de relance économique actuelles sont nécessaires. Tout en s’engageant à ne pas augmenter les impôts sur le revenu des particuliers et les autres taxes, et à ne pas appliquer de mesures d’austérité en éducation et en santé, il prévoit un retour à l’équilibre d’ici 3 à 5 ans.

Mardi, le gouvernement a lancé huit groupes de travail sur le commerce de détail. Ils seront présidés par des experts reconnus du secteur et rejoindront le conseil d’administration du Panier bleu. L’idée de créer un Poste Québec est une alternative envisagée par le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Un plan de 750 millions de dollars pour aider le secteur du tourisme a été dévoilé jeudi.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, a annoncé que 104 projets, 95 régionaux et 9 nationaux, se partageront 54 894 500 millions de dollars dans le cadre du nouveau programme Jeunes en mouvement vers l’emploi (JME).

Projet de loi 61

L’étude du projet de loi 61, visant à stimuler l’économie du Québec, n’est pas passé à l’étape de l’étude détaillée et est reporté à l’automne. Les groupes d’opposition ont été très critiques à son égard et ont créé un front commun pour la contester, ce qui est très rare. Cela a amené le gouvernement Legault à déposer une vingtaine d’amendements jeudi.

Parmi les amendements proposés, le gouvernement a accepté de réduire la période d’urgence sanitaire au 1er octobre, plutôt que de la prolonger indéfiniment. En ce qui concerne les milieux naturels, ils ont ajouté une planification plus poussée en respectant les trois étapes : éviter, minimiser, compenser. La formulation initiale du projet de loi se limitait à l’indemnisation.

Le Commissaire au développement durable a présenté son rapport le 10 juin. Conformément à la Loi sur le développement durable, la stratégie de développement durable du gouvernement pour 2015-2020 préconise un recours accru à l’écofiscalité, à l’écoconditionnalité et à l’écoresponsabilité. Le gouvernement s’est engagé à utiliser des instruments économiques pour assurer une transition vers une économie verte et responsable, mais en réalité, le ministère de l’Environnement n’a pas mis en place les « conditions nécessaires » pour tirer parti de ces instruments et ne dispose pas, comme le souligne le commissaire, de toutes les données actualisées pour prendre des décisions éclairées.

MISE À JOUR DES PROVINCES DE L’ATLANTIQUE

Nouvelle-Écosse

Les foyers de soins de longue durée ouvrent aux visiteurs lundi ainsi que les services de garde d’enfants. La province a annoncé son intention de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 28 juin, avec une option de prolongation supplémentaire.

Nouveau-Brunswick

Aujourd’hui, le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a présenté le Plan de retour à l’école de la province. Le plan détaille la manière dont la province prévoit que l’enseignement de la maternelle à la 12e année fonctionnera lorsque les élèves retourneront en classe en septembre 2020.

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