COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 19

COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 19

Cette semaine, les rapports du personnel des Forces armées canadiennes sur les conditions dans les établissements de soins de longue durée en Ontario et au Québec ont choqué le pays et ont mis en évidence le besoin de réformes majeures pour améliorer les soins aux personnes âgées au pays. Les libéraux et le NPD ont fait adopter un accord pour un Parlement abrégé au cours de l’été et le premier ministre s’est concentré sur les tentatives de dernière minute pour obtenir un siège non permanent pour le Canada au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les provinces ont continué à mettre en place des plans d’ouverture par étapes, en se concentrant sur les tests et les mesures de santé publique pour continuer à contenir le coronavirus, tout en ralentissant l’ouverture des commerces de détail et l’activité économique. Des mises à jour détaillées sont présentées dans le bulletin ci-dessous.

LE DÉSASTRE DANS LES SOINS DE LONGUE DURÉE

Quatre-vingt-un pour cent des décès liés à la COVID-19 sont survenus dans des établissements de soins de longue durée (SLD) canadiens, principalement en Ontario et au Québec. Tout au long de la pandémie, il est de plus en plus évident que les FSLD sont des vecteurs de propagation du virus, en particulier parce que bon nombre de ces établissements emploient souvent un personnel peu formé et mal payé. Le manque chronique de personnel et les faibles taux de rémunération faibles ont contraint les infirmières, les préposés et les préposés aux services de soutien à la personne à travailler dans plus d’un foyer pour joindre les deux bouts, ce qui entraîne une propagation rapide du virus dans certaines régions du pays. En outre, de nombreux FSLD sont vieux et obsolètes. Ils sont configurés en salles abritant plusieurs résidents, ce qui rend impossible toute distanciation physique et qui a rendu la propagation abrupte du virus pratiquement inévitable.

Ce qui est maintenant clair, c’est que la COVID-19 a tout simplement submergé un système de SLD qui, pendant de nombreuses années, a été mal financé, inspecté au hasard, dans certains cas mal géré au niveau systémique et totalement non préparé aux caractéristiques du virus et à la façon dont il se propage. Cela a mené à la publication cette semaine de deux rapports préparés par des membres des Forces armées canadiennes affectés à des établissements de SLD particulièrement touchés en Ontario et au Québec. En Ontario notamment, les rapports ont détaillé de nombreux exemples d’incompétence et de mauvaise gestion capricieuses, où des patients portaient des couches souillées et étaient ignorés pendant des heures ou des jours, des foyers infestés de coquerelles, des abus d’alimentation forcée entraînant l’étouffement des patients, des médicaments utilisés au-delà de leur date d’expiration, un manque d’équipement de protection individuelle et des pratiques inacceptables de contrôle des infections par le personnel.

Les politiciens des deux ordres de gouvernement ont exprimé leur horreur face aux détails choquants des rapports, mais ils auront de la difficulté à faire valoir avec succès qu’ils n’étaient pas conscients des problèmes liés aux soins de longue durée. Tous ces problèmes sont cachés au grand jour depuis une génération, une série de rapports publics nationaux et provinciaux ainsi que des centaines d’histoires d’horreur sur la négligence et les abus de la part des proches des patients ont documenté en long et en large les difficultés rencontrées dans les établissements de soins de longue durée. Ces problèmes de longue date sont compliqués par la structure juridictionnelle du Canada : 13 systèmes politiques et administratifs distincts et souvent protectionnistes; des normes différentes d’une juridiction à l’autre; une propriété mixte publique, privée et philanthropique des établissements; le tout confondu par le fait que ces résidences ne sont pas couvertes par la Loi canadienne sur la santé.

Lorsque la crise de la pandémie se calmera, si ce n’est pas avant, il y aura des comptes à rendre sur les soins de longue durée au Canada, ce sera douloureux et complexe… et très coûteux pour toutes les personnes concernées. Comme il l’a déjà fait auparavant, le premier ministre a été franc cette semaine en appelant à l’action pour aborder les problèmes dans les FSLD. Mais il sait qu’au-delà des platitudes, l’action fédérale nécessitera de l’argent fédéral et un engagement permanent à augmenter les transferts aux provinces et territoires pour les soins de longue durée.

Cette semaine, le premier ministre Ford a déclaré que l’Ontario avait besoin que le gouvernement fédéral soit à la table pour aider au financement. Le problème est que de nombreuses familles de patients en Ontario ne font tout simplement pas confiance à leur gouvernement pour régler les problèmes des soins de longue durée, d’où leur demande que le gouvernement fédéral impose des normes nationales pour les maisons de soins infirmiers. On peut vraisemblablement compter sur le premier ministre du Québec, M. Legault, pour faire valoir que les soins de longue durée relèvent uniquement de la compétence des provinces. Cela dit, de nombreux commentateurs ont laissé entendre cette semaine que la patience du public canadien pour les querelles de compétence sur cette question se mesurera en nanosecondes.

Lors de sa conférence de presse de vendredi, le premier ministre s’est engagé à soutenir les provinces dans leurs efforts à moyen et long terme pour reprendre le contrôle de leurs systèmes de soins aux personnes âgées. « Qu’il s’agisse de plus d’argent ou de plus de ressources, le gouvernement fédéral sera là pour les provinces. Les besoins sont très variés partout au pays et une stratégie unique ne sera pas efficace ».

L’AVENIR DU PARLEMENT

Mardi, les libéraux, avec le soutien du NPD, ont adopté une motion visant à suspendre toutes les séances ordinaires de la Chambre des communes jusqu’en septembre, le comité spécial sur la COVID‑19, composé de représentants de tous les partis, agissant en tant que suppléant au cours des prochaines semaines. D’ici au 18 juin, le Comité spécial se réunira à la Chambre à midi tous les lundi, mardi, mercredi et jeudi, et les députés pourront y participer en personne ou par vidéoconférence. La Chambre tiendra quatre sessions spéciales au cours de l’été, les 8 et 22 juillet et les 12 et 26 août. Elle sera ensuite ajournée jusqu’au 21 septembre 2020. Jusqu’au retour de la Chambre en septembre, sept comités pourront tenir des réunions virtuelles liées à la pandémie de COVID-19 et à d’autres questions. Cette liste de comités comprend désormais le Comité permanent des pêches et des océans.

Les conservateurs et le Bloc Québécois ont attaqué l’arrangement comme une fermeture du Parlement et une abdication de la responsabilité du gouvernement en pleine pandémie. Bon nombre des fonctions normales de la Chambre, telles que les projets de loi d’initiative parlementaire et les mécanismes procéduraux qui forcent le gouvernement à réagir, ne peuvent être avancées tant que la Chambre est suspendue. Les libéraux ont souligné les possibilités accrues d’interroger les ministres qui découleront du nouveau régime.

L’actuel et l’ancien directeurs parlementaires du budget, Yves Giroux et Kevin Page, ont tous deux remis en question la limitation à un maximum de quatre heures l’examen par la Chambre des communes de milliards de dollars de nouvelles dépenses, prévu par l’accord. « C’est un principe fondamental – le pouvoir de la bourse appartient à la Chambre des communes », a déclaré M. Page. « Je ne vois pas comment quatre heures suffiraient. »

L’accord entre les libéraux et le NPD a vu le jour lorsque le gouvernement a accepté la demande du quatrième parti de faire pression sur les provinces et les territoires pour qu’ils permettent à tous les travailleurs canadiens d’avoir accès à 10 jours de congé de maladie. Le principe qui sous-tend cette initiative est qu’au cours de la période de rétablissement après la pandémie, aucun travailleur ne devrait se sentir obligé d’aller travailler en raison de l’absence de congé de maladie lié à l’emploi.

L’argument en faveur d’une amélioration du congé de maladie a été fortement avancé par le premier ministre de la Colombie-Britannique, M. Horgan. Lors de sa conférence de presse de mardi, le premier ministre s’est engagé à faire pression sur les provinces et territoires pour qu’ils améliorent leurs dispositions en matière de congé de maladie, mais il a également admis qu’une seule province, vraisemblablement la Colombie-Britannique, avait exprimé son intérêt. L’engagement fédéral en matière de congés de maladie a laissé de nombreuses petites et moyennes entreprises en désarroi, car elles craignent d’avoir à financer le nouveau droit proposé pour leurs employés.

DES FONDS SUPPLÉMENTAIRES POUR LES POPULATIONS ET LES COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES

Le premier ministre a annoncé aujourd’hui un nouveau financement pour soutenir les familles et les communautés autochtones, sur la base des besoins qui ont été recensés :

  • Une somme de 285,1 millions de dollars servira à appuyer la réponse actuelle de la santé publique à la COVID-19 dans les communautés autochtones, en fournissant des augmentations ciblées des ressources de soins de santé primaires pour les communautés des Premières nations.
  • Un montant de 270 millions de dollars pour compléter le programme d’aide au revenu dans les réserves afin de répondre à la demande accrue, ce qui aidera les particuliers et les familles à faire face à leurs dépenses de subsistance essentielles.
  • Une contribution de 44,8 millions de dollars, sur cinq ans, pour la construction de 12 nouveaux refuges, qui contribueront à protéger et à soutenir les femmes et les filles autochtones qui subissent des violences et qui les fuient. Ce financement permettra de construire dix refuges dans des communautés des Premières nations, dans des réserves, d’un bout à l’autre du pays, et deux dans les territoires, afin de soutenir les femmes et les enfants autochtones. Le gouvernement fournira également 40,8 millions de dollars pour couvrir les frais de fonctionnement de ces nouveaux refuges au cours des cinq premières années, et 10,2 millions de dollars par an en permanence.

DERNIER DROIT POUR LA CANDIDATURE DU CANADA À L’ONU

Ces dernières semaines, le premier ministre a progressivement accru la visibilité du Canada au sein des Nations unies alors que la date du vote du mois prochain pour l’élection de deux membres non permanents au Conseil de sécurité de l’ONU approche. Le Canada est en concurrence serrée avec la Norvège et l’Irlande pour l’un de ces sièges, et le premier ministre a lancé de nombreux appels aux dirigeants du monde pour qu’ils fassent pression pour que le Canada soit élu.

Hier, M. Trudeau a coprésidé une conférence virtuelle des Nations unies de quatre heures visant à élaborer une réponse mondiale coordonnée pour atténuer les conséquences sociales et économiques de la pandémie de COVID-19. Il a co-organisé la conférence avec le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le premier ministre jamaïcain, Andrew Holness. Plus de 50 chefs d’État et de gouvernement ont participé à la réunion, dont l’Allemande Angela Merkel et le Français Emmanuel Macron, ainsi que des représentants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et du secteur privé.

La conférence a abordé « six champs d’action urgents » pour mobiliser le financement nécessaire à une reprise mondiale :

  • Accroître la liquidité dans l’économie mondiale et maintenir la stabilité financière;
  • S’attaquer à la vulnérabilité des pays en développement face à la dette afin de « sauver des vies et des moyens de subsistance pour des milliards de personnes dans le monde entier ».
  • Impliquer les créanciers du secteur privé dans les plans de relance;
  • Renforcer le financement extérieur pour une croissance inclusive et la création d’emplois;
  • Prévenir les avoirs financiers illicites extraterritoriaux et le blanchiment d’argent qui siphonnent des billions de dollars nécessaires à la reconstruction des économies;
  • Harmoniser les politiques de relance avec les objectifs de développement durable.

CONSULTATION DE FINANCE CANADA SUR LES SUBVENTIONS SALARIALES

Le ministère des Finances du Canada a annoncé cette semaine une consultation sur la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) destinée à éclairer les changements éventuels au programme. Cette consultation fait suite à l’annonce récente de la prolongation de la durée de validité de la SSUC jusqu’au 29 août 2020. Le sondage demande aux participants de donner leur avis sur les questions suivantes :

  1. Y a-t-il des défis spécifiques associés au programme de la SSUC? Par exemple, y a-t-il des défis en ce qui concerne son accessibilité, ses effets incitatifs ou tout autre aspect?
  2. Quelles modifications proposeriez-vous d’apporter au programme de la SSUC afin de fournir le niveau de soutien adéquat aux personnes les plus touchées par la pandémie tout en appuyant la reprise économique?
  3. Serait-il acceptable d’ajouter de la complexité au programme de la SSUC afin d’élargir l’accès à ce soutien, ou de mieux cibler le soutien à ceux qui en ont besoin?
  4. Dans quelle mesure les employeurs utilisent-ils la SSUC pour fournir un soutien aux employés en chômage technique par rapport à son utilisation comme moyen de rémunération des employés actifs? Les employeurs accordent-ils de l’importance au maintien des liens avec les employés en chômage technique en les gardant sur la liste de paie? Le niveau de soutien aux employés en chômage technique devrait-il être le même que celui des employés actifs?
  5. Quels sont les principaux obstacles à la réembauche des travailleurs récemment mis à pied en raison de la pandémie?
  6. Y a-t-il des facteurs spécifiques qui empêchent ou découragent les employeurs de demander pour la SSUC?
  7. Si vous êtes une entreprise saisonnière, êtes-vous confronté à des défis particuliers en ce qui concerne la SSUC?

Le processus de consultation prendra fin le 5 juin 2020.

MISE À JOUR FÉDÉRALE SUR LES DÉPENSES LIÉES À LA PANDÉMIE : L’AVENIR DE LA PCU ET DE LA SSUC

Le ministère des Finances a présenté cette semaine sa mise à jour régulière au Comité des finances de la Chambre des communes. Les engagements du gouvernement pour les mesures de soutien direct s’élèvent maintenant à 152,7 milliards de dollars. Le soutien de liquidité aux entreprises et aux particuliers sous forme de reports d’impôt sur le revenu, de versements de la taxe de vente et de paiements différés de droits de douane s’élève à 85 milliards de dollars et l’engagement total pour les « autres mesures de soutien de liquidité et d’allégement de capital » s’élève à 386,5 milliards de dollars.

Les derniers chiffres reflètent des ajustements importants dans les coûts relatifs estimés des deux principaux programmes de soutien, la PCU et la SSUC. Il y a deux semaines, le ministère des Finances du Canada prévoyait que le coût des secours d’urgence s’élèverait à 35 milliards de dollars. Il est maintenant prévu qu’il atteigne 60 milliards de dollars. Les dépenses prévues pour le programme de subventions salariales sont en baisse, passant d’un montant estimatif de 73 milliards de dollars il y a deux semaines à 45 milliards de dollars cette semaine.

Ces chiffres prouvent que la PCU a été largement sollicitée et la SSUC, sous-utilisée par rapport aux estimations initiales du gouvernement. Ce n’est pas une surprise majeure, mais cela met en lumière le dilemme politique très important qui se pose au gouvernement fédéral à la fin de la première semaine de juillet, lorsque l’admissibilité à la PCU prendra fin pour la grande majorité des personnes qui en bénéficiaient.

Il est inconcevable que des personnes se voient retirer soudainement la PCU, avec beaucoup moins d’emplois à retrouver dans le secteur des services, peu ou pas de services de garde pour s’occuper de leurs enfants, l’école terminée pour l’été et la crainte permanente d’une exposition personnelle accrue au virus. Il est donc très probable que la PCU devra être renouvelée, mais peut-être à un niveau inférieur. Le gouvernement fédéral avait espéré que la SSUC serait davantage utilisée, mais ces chiffres montrent que cela n’a pas été le cas. Lors de sa conférence de presse de vendredi, le premier ministre a déclaré que le gouvernement part du principe qu’une fois les Canadiens retournés au travail, la subvention salariale deviendra plus importante et les gens dépendront moins de la PCU.

MISE À JOUR SUR LE DÉPISTAGE

Le dépistage et la recherche des contacts demeurent la clé des efforts nationaux et provinciaux visant à rouvrir leurs économies respectives. Au 28 mai 2020, 1 559 280 Canadiens avaient été testés, ce qui représente un peu plus de 4,1 % de la population totale du Canada. Sur le nombre total de tests effectués, 5,2 % ont donné des résultats positifs. Le nombre total de tests effectués chaque semaine au Canada a diminué au cours du mois de mai, passant d’un maximum de 205 588 pendant la semaine du 3 mai à 151 879 pendant la semaine du 17 mai. Simultanément, le pourcentage de résultats positifs est passé de 9,8 % pendant la semaine du 5 avril à seulement 4,4 % pendant la semaine du 17 mai.

Source : Agence de la santé publique du Canada, 28 mai 2020

 

 

Source : Agence de la santé publique du Canada, 28 mai 2020

CE QUE PENSENT LES CANADIENS : CELA CHANGE TOUT

 

Earnscliffe a mené un sondage auprès des Canadiens pour connaître l’état actuel de l’opinion publique et pour mieux comprendre comment elle est susceptible d’évoluer dans les mois à venir. Comme dans le cadre de nombreux autres sondages, nous avons constaté un consensus national remarquablement large sur divers sujets : la gravité perçue de la crise de la pandémie, son impact sur les personnes et la manière dont le public évalue le rendement des travailleurs de première ligne, des responsables de la santé publique, des gouvernements et des dirigeants.

S’il n’est guère surprenant de constater que les infirmières, les aide-soignants, les premiers intervenants et les médecins qui sont confrontés à la maladie chaque jour sont très appréciés, il est rare que l’appui des dirigeants politiques dépasse de loin le soutien partisan. Une bonne majorité de Canadiens affirment que le premier ministre fait un bon ou un excellent travail pour faire face à la pandémie et, dans chaque province, une majorité d’entre eux disent la même chose de leur premier ministre. Dans certains cas, le niveau d’approbation atteint 83 %.

Un niveau élevé d’approbation des dirigeants et de leurs gouvernements suscite normalement la confiance du public et, avec elle, une saine latitude pour déterminer la meilleure ligne de conduite. Nous sommes à un moment où il y a un alignement d’un centre de préoccupation unique, un cessez-le-feu partisan, une déférence envers les experts et une appréciation des actions qui produisent ce que l’on pourrait appeler une « approbation optimale ».

Mais qu’en est-il maintenant? Comme une sorte d’entropie politique, le consensus a le potentiel de se briser et notre étude fournit des preuves sur les types de lignes de faille qui existent et qui sont les plus susceptibles de nous ramener à un électorat plus divisé. Dans notre sondage, nous avons évalué le soutien pour 20 politiques éventuelles qui pourraient être envisagées pour faire face à la prochaine phase de la pandémie, alors que le pays passe de l’endiguement à l’organisation d’un long et lent retour à la normale.

Outre les domaines politique et économique, notre étude a examiné la relation que les Canadiens souhaitent entretenir avec les entreprises canadiennes, révélant une évolution de la réceptivité à certains types de messages. Des messages qui étaient auparavant crédibles, mais sans influence apparaissent comme des moteurs potentiels de la réputation des entreprises, ce qui donne aux communicateurs des entreprises de nouvelles options à prendre en compte et à évaluer.

LIENS (en anglais)

WATCH: Earnscliffe 10-minute briefing: This Changes Everything

READ: “The new normal? Canadians say they don’t want it to look much like the old one” – Susan Delacourt, Toronto Star

WATCH: Earnscliffe Live Webinar: This Changes Everything

MISE À JOUR DES ÉTATS-UNIS

La semaine dernière, les États-Unis ont plongé dans un état de chaos post-pandémique. Des villes en feu, des émeutes et des manifestations ont fait la une des journaux pendant une semaine marquée par la sombre première page des cent mille vies perdues dans le pays à cause de la COVID-19. Des problèmes de racisme, de brutalité policière et d’émeutes non résolus depuis longtemps ont remplacé le débat quotidien sur les tensions résultant de la réouverture économique de l’Amérique.

Dans un peu plus d’un mois, le soutien économique que les Américains sans emploi reçoivent du gouvernement fédéral prendra fin en même temps que la plupart des moratoires sur les expulsions. Ceci, alors que certaines régions des États-Unis connaissent une augmentation des taux d’infection et de mortalité. Il est clair que le virus n’a pas encore fait son chemin aux États-Unis, mais de nombreux États rouvrent rapidement leurs portes, malgré les mises en garde initiales.

Cette semaine, les Centers for Disease Control (CDC) a publié un guide sur le lieu de travail préconisant les contrôles de température, les équipements de protection individuelle (EPI) et la suppression des zones communes de sièges. Pendant ce temps, la Chambre de commerce américaine mène une campagne en faveur d’une législation sur l’exonération de responsabilité qui, selon elle, « protégera les entreprises, les organisations à but non lucratif et les établissements d’enseignement, ainsi que les fournisseurs et les établissements de soins de santé contre les poursuites judiciaires injustes » liées à la COVID‑19. Les indications à travers l’Amérique sont que pour beaucoup, les coûts que les entreprises devront supporter au cours de la réouverture pourraient s’avérer trop élevés.

L’adoption par la Chine d’une législation réduisant le statut spécial « un pays, deux systèmes » de Hong Kong a conduit les États-Unis à déclarer qu’ils ne considéraient plus Hong Kong comme autonome par rapport à la Chine. Cette déclaration pourrait faciliter une série de restrictions plus strictes en matière de commerce et d’investissement qui ont, au moins dans une certaine mesure, épargné à l’économie chinoise quelques souffrances lors de sa récente guerre commerciale avec les États-Unis. Le statut de Hong Kong en tant que centre financier mondial est ainsi fortement menacé. Alors qu’elle visait à atténuer l’agression chinoise et à soutenir la population de Hong Kong, la déclaration américaine, du moins pour l’instant, semble n’avoir fait qu’aggraver la situation.

Jeudi, le président a signé un décret supprimant les protections en matière de responsabilité de l’article 230 de la Loi sur la décence dans les communications. Cette mesure pourrait avoir pour effet de renforcer le rôle de censure des plateformes internet, car elle rend désormais les entreprises responsables des contenus mis en ligne par les utilisateurs. L’ironie est que l’administration Trump a insisté pour que ces protections soient incluses dans l’USMCA, malgré le recul important du Canada et des démocrates de la Chambre. La façon dont cela se passe dans le cadre de l’accord commercial et du système judiciaire américain sera étudiée dans la comédie d’erreurs qu’est le système de freins et de contrepoids des pouvoirs aux États-Unis.

MISE À JOUR DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE

La Colombie-Britannique occupe une position unique au Canada. Au lieu de mettre en place un verrouillage complet, de grandes parties de l’économie de la Colombie-Britannique ont continué à fonctionner pendant la crise, y compris la construction et la fabrication.

La semaine dernière, la Colombie-Britannique est passée à la phase 2 de « BC’s Restart Plan », qui prévoit l’ouverture de restaurants, de services personnels, de musées, etc. Il est trop tôt pour mesurer l’impact du passage à la phase 2, mais les nouveaux cas quotidiens de COVID-19 sont demeurés pour la plupart en deçà de dix, et il n’y a que 241 cas actifs au total dans la province.

Le premier ministre a salué la décision du premier ministre du Canada de soutenir un programme national de congés de maladie payés, après l’avoir fortement défendu.  S’assurer que personne ne se rende au travail malade est considéré par le gouvernement de la Colombie-Britannique comme l’un des éléments les plus importants de l’endiguement de la maladie et de la gestion de la reprise économique.  Les premiers ministres de la Colombie-Britannique, du Manitoba et du Yukon ont notamment publié une déclaration commune en faveur du programme national de congés de maladie proposé.

Ailleurs dans les manchettes :

  • Les fonctionnaires ont clairement indiqué que l’endiguement restera la priorité numéro un à mesure que la province rouvrira lentement. Les décisions seront fondées sur des preuves et guidées par la science.
  • Le premier ministre a indiqué qu’ils ne prévoient pas de commencer à discuter du passage à la phase 3 du redémarrage avant la mi-juin.
  • Le premier ministre Horgan a prolongé l’état d’urgence dans la province pour deux semaines supplémentaires. C’est la plus longue période de l’histoire de l’état d’urgence en Colombie-Britannique.
  • L’enseignement en classe commencera la semaine prochaine, sur une base volontaire avec des mesures d’éloignement physique en place.
  • La province a annoncé une subvention de 10 millions de dollars pour soutenir 59 organismes de marketing touristique à but non lucratif dans toute la province afin de combler le manque de financement des taxes municipales sur les hôtels, dont elles tirent normalement des revenus.
  • La province a indiqué qu’elle fera la promotion des « vacances chez soi » où les personnes voyagent en Colombie-Britannique, mais elle attend de voir l’impact de la relance sur les taux d’infection avant d’aller de l’avant.
  • La province a indiqué qu’elle est très favorable à la LNH et qu’elle aimerait que Vancouver soit une ville carrefour, mais les règles d’isolement de deux semaines demeureront en vigueur pour toute personne arrivant de l’étranger.
  • Le gouvernement de la Colombie-Britannique continue à rechercher une collaboration accrue avec les entreprises, les syndicats et d’autres organismes, ainsi que des idées de leur part sur la manière de s’adapter à la réalité de la COVID 19, et reste concentré sur une reprise économique solide qui sera guidée par le Groupe de travail sur la reprise économique.
  • L’Assemblée législative reprendra ses travaux le 22 juin en utilisant des outils virtuels et des mesures d’éloignement. Une mise à jour du budget est attendue.

MISE À JOUR DE L’ALBERTA

La première phase de réouverture est en cours, les commerces de détail, les restaurants, les coiffeurs et les autres services fonctionnant avec des restrictions d’occupation. Les établissements préscolaires de toute la province pourront rouvrir le 1er juin. Le premier ministre Kenney a déclaré que le décret d’urgence en matière de santé publique ne sera pas prolongé au-delà du 15 juin.

La deuxième phase était provisoirement prévue pour le 19 juin au plus tôt, mais les fonctionnaires ont déclaré que le faible nombre de nouveaux cas de COVID‑19 pourrait permettre d’avancer cette date.

L’Assemblée législative de l’Alberta a repris ses travaux mercredi et devrait se réunir jusqu’au 23 juillet.

Le gouvernement de l’Alberta mettra jusqu’à 20 millions de masques non chirurgicaux à la disposition des Albertains, dans le cadre d’une entente de distribution au volant avec A&W, McDonald’s et Tim Hortons.

MISE À JOUR DE LA SASKATCHEWAN

La phase 2 du plan de réouverture se poursuit, les magasins de détail étant autorisés à ouvrir avec des règles d’éloignement social en vigueur. À compter du 3 juin, la phase 3 du plan de réouverture verra la réouverture des restaurants et des bars, autorisée selon des critères stricts d’éloignement social.

  • Le gouvernement de la Saskatchewan a réitéré son engagement à dépenser 7,5 milliards de dollars pour les infrastructures, y compris le Programme de fermeture accélérée des puits (AWCP), qui aura accès à 400 millions de dollars du 1,5 milliard de dollars annoncé par le gouvernement du Canada pour le nettoyage des puits abandonnés en Saskatchewan et en Alberta.
  • Un communiqué commun du gouvernement et du NPD de l’opposition concernant l’ouverture de l’Assemblée législative a été publié cette semaine. L’Assemblée se réunira pendant 14 jours, du 15 juin au 3 juillet, avec des séances du lundi au vendredi chaque semaine. Seuls 10 membres du gouvernement et 5 membres de l’opposition seront présents à l’Assemblée à tout moment
  • Financement de répit pour les soignants de personnes souffrant de handicaps intellectuels pendant la pandémie. Une somme de 100 $ par mois sera fournie pour payer les activités de répit ou de relève des soignants.

MISE À JOUR DU MANITOBA

Le gouvernement du Manitoba a annoncé que la province passera à la phase 2 de son plan de réouverture le 1er juin. La phase 2 comprend :

  • Événements en plein air auxquels on se rend en voiture
  • Les services de garde d’enfants passent à 24 enfants à la fois
  • L’apprentissage en classe demeure suspendu, les écoles sont ouvertes au personnel et pour l’utilisation des installations
  • Les terrasses et espaces de restauration sont autorisés à fonctionner à 50 % de leur capacité

MISE À JOUR DE L’ONTARIO

Les cas de COVID‑19 confirmés en Ontario se maintiennent à plus ou moins 400 par jour. Malgré quelques progrès cette semaine, avec un nombre de cas inférieur à 300 pour la première fois en deux mois, la semaine s’est terminée par une nouvelle hausse vers 400 jeudi et vendredi.

Le gouvernement Ford a été soumis à une pression croissante pour intensifier le dépistage, la province étant toujours en phase 1 de son plan de réouverture. Les responsables ont précédemment fixé un objectif de traitement de 16 000 tests individuels par jour, mais hier, ils ont atteint ce seuil pour la première fois depuis des semaines.

La province continue d’augmenter le nombre de tests, en ayant réalisé 17 615  sur une période de 24 heures jeudi, le plus grand nombre de tests effectués en plusieurs jours. Cela porte le total des cas confirmés en laboratoire à 26 866, dont 2 189 décès et 20 673 guérisons.

Dans un effort pour accélérer le dépistage, la province a élargi ses critères pour inclure toute personne présentant au moins un symptôme ou un travail qui la met en danger. M. Ford a également suggéré que la province commence à tester de grands groupes d’individus asymptomatiques dans le cadre de sa nouvelle stratégie de dépistage. Le premier ministre a laissé entendre que des groupes comme les camionneurs et les chauffeurs de taxi feraient partie des groupes qu’il souhaiterait voir tester dans le cadre de ces nouveaux critères élargis.

La province a annoncé un régime de dépistage élargi, qui comprendra la création de centres de dépistage portatifs, travaillant avec les dirigeants de l’industrie dans les lieux de travail et les secteurs essentiels afin d’accélérer le travail et d’étendre le dépistage aux soins de longue durée, aux maisons de retraite et aux autres lieux d’hébergement en commun ainsi qu’aux Premières Nations.

Nous devons également ajouter qu’après avoir d’abord refusé de l’envisager, le premier ministre a déclaré qu’il était maintenant ouvert à l’adoption d’une approche « régionale » pour la réouverture, permettant aux parties de la province ayant moins de cas de COVID‑19 d’ouvrir avant celles ayant une un nombre plus élevé. Aucune décision n’a été prise quant à la poursuite de cette approche, mais les responsables de la santé publique examinent les données, la meilleure façon d’envisager la « régionalisation » et d’adopter un plan.

Annonces importantes :

  • La majeure partie de la semaine en Ontario a été consacrée aux conclusions choquantes du rapport des Forces armées canadiennes sur les conditions de vie dans cinq foyers de soins de longue durée de la province. Le rapport, publié mardi, a détaillé des cas horribles où des membres des forces armées ont repéré des équipements utilisés sur des patients infectés et non infectés sans être désinfectés, ainsi que des aliments pourris, des infestations de coquerelles et un mépris étonnant pour la propreté de base. De nombreux signes montrent que le gouvernement provincial savait, ou aurait dû savoir, ce qui se passait à l’intérieur de ces foyers, mais il a fallu une intervention militaire pour mettre les détails au jour.
  • Le premier ministre Ford, visiblement ébranlé, a promis de prendre des mesures pour donner suite aux conclusions du rapport, s’appuyant sur son appel en faveur d’une commission d’enquête indépendante, sans toutefois promettre une enquête publique complète.
  • Le régime d’inspection de la province fait l’objet d’un examen minutieux depuis des semaines maintenant, alors que la COVID-19 continue de ravager les foyers de soins de longue durée. Les médias ont montré que depuis 2018, le nombre d’« inspections surprises de la qualité des services aux résidents » a considérablement diminué, ce qui limite fortement la capacité de la province à cerner et à résoudre les problèmes de manière proactive. Seuls neuf des 626 foyers de l’Ontario ont effectivement fait l’objet d’une inspection de la qualité des services aux résidents en 2019.
  • L’inspection des foyers de soins de longue durée est devenue un point sensible pour le gouvernement. La tension a monté d’un cran jeudi, le premier ministre tentant de blâmer les « inspecteurs syndiqués » de ne pas se rendre dans les foyers pour les inspecter. Cette affirmation a été rapidement démentie par la direction du syndicat dont les membres effectuent les inspections provinciales des soins de longue durée. Le président de l’OPSEU, Warren Smokey Thomas, a également fait référence à une lettre sans réponse écrite au ministre des Soins de longue durée le 22 avril, dans laquelle le syndicat souligne un manque d’EPI et un manque général de préparation des foyers de soins de longue durée pour faire face à cette pandémie.
  • Jeudi, la province a annoncé qu’elle allait prendre en charge le fonctionnement des cinq foyers de soins de longue durée mentionnés dans le rapport des Forces armées canadiennes.

MISE À JOUR DU QUÉBEC

Le Québec a franchi le cap des 50 000 personnes atteintes de COVID-19. Cependant, la situation globale se résorbe dans la province et est toujours sous contrôle dans les régions. La région de Montréal demeure la plus touchée au Québec.

Le gouvernement va bientôt déposer un projet de loi visant à accélérer les projets de construction afin de réduire les délais d’approbation et les étapes préliminaires. Les processus de consultation environnementale commencent avec le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) : la ligne Hydro-Québec Appalaches-Maine en juillet et GNL Québec en septembre. Un énoncé économique en juin sera suivi d’une mise à jour économique à l’automne, généralement en novembre.

Le gouvernement a annoncé qu’à partir du 8 juin, tous les détaillants du Québec, le 22 juin pour l’île de Montréal, devront commencer à reprendre tous les contenants consignés des commerces.

La province a publié le rapport des Forces armées canadiennes (FAC) élaboré sur la base de leur présence dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Le premier ministre a demandé que 1 000 membres des FAC demeurent au Québec jusqu’au 15 septembre dans les établissements de soins de longue durée de la province. Cette prolongation donnerait à la province la possibilité d’entreprendre une importante campagne d’embauche et de formation pour placer 10 000 nouveaux travailleurs à temps plein dans ces établissements. Les travailleurs recevraient 21 dollars de l’heure pour trois mois de formation accélérée et se verraient ensuite garantir un emploi à 26 dollars de l’heure. Cette mesure aura nécessairement des répercussions sur les salaires d’autres métiers, comme ceux des infirmières.

MISE À JOUR DE DES PROVINCES DE L’ATLANTIQUE

Nouveau-Brunswick

La plus grande partie du Nouveau-Brunswick est classée dans le niveau d’alerte jaune, à l’exception de la zone 5, qui représente la région de Campbellton et qui est revenue au statut orange. Dans cette zone, le cas d’un individu ne respectant pas les exigences d’isolement a conduit à un certain nombre de nouveaux cas, ce qui a incité le gouvernement provincial à réintroduire des restrictions pour la région qui avaient précédemment été levées.

Le vendredi 5 juin, la province devrait encore assouplir les restrictions dans le cadre des niveaux d’alerte jaune, notamment :

  • Permettre des rassemblements en plein air de 50 personnes ou moins
  • Reprise des interventions chirurgicales facultatives
  • Sports d’équipe à faible contact
  • Réouverture des loisirs, notamment des piscines, saunas, centres de conditionnement, studios de yoga, patinoires, etc.

Île-du-Prince-Édouard

À l’Île-du-Prince-Édouard, la province a prolongé son état d’urgence jusqu’au 14 juin. Le premier ministre Dennis King a également défini un processus permettant aux résidents saisonniers de commencer à retourner sur l’île, sous réserve d’une évaluation des risques qui tiendra compte de facteurs tels que leur plan de voyage, la région d’où ils arrivent et leur plan d’auto-isolement.

Nouvelle-Écosse

Le 27 mai, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a annoncé les prochaines étapes de la réouverture de la province. Le 5 juin, un grand nombre d’entreprises fermées par décret de santé publique seront autorisées à rouvrir tout en respectant les protocoles de santé publique. Le décret permet la réouverture, entre autres, des entreprises suivantes :

  • Restaurants, salles à manger et mets à emporter
  • Bars, vineries et buvettes
  • Services personnels, salons de coiffure, barbiers
  • Dentistes, physiothérapeutes et autres services de soins de santé

Les services de garde d’enfants font partie des secteurs exclus de la liste, la province ayant fixé au 15 juin l’objectif de réouverture de ce secteur.

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