COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 18

COVID-19: MISE À JOUR EARNSCLIFFE No. 18

LA SEMAINE EN REVUE

LES DÉTAILS DU CUGE DÉVOILÉS

Mercredi, le premier ministre et le ministre des Finances, M. Morneau, ont révélé les détails du Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE), l’initiative du gouvernement visant à fournir un financement de transition aux grandes entreprises qui sont de grands employeurs. Les demandes sont maintenant ouvertes et seront traitées par la Corporation de financement d’urgence d’entreprises du Canada (CFUEC), une nouvelle filiale de la Corporation de développement des investissements du Canada (CDEV), en collaboration avec ISDE et Finances Canada.

Le CUGE sera ouvert aux grands employeurs canadiens qui :

  • ont une incidence significative sur l’économie canadienne, comme en témoignent leurs importantes activités commerciales au Canada ou leurs importants effectifs au Canada;
  • affichent, de façon générale, un chiffre d’affaires annuel d’environ 300 millions de dollars ou plus;
  • ont besoin d’un prêt d’un minimum de 60 millions de dollars.

Les grandes entreprises à but lucratif de tous les secteurs, sauf le secteur financier, peuvent faire une demande de financement aux termes du CUGE. Certaines entreprises à but non lucratif, comme les aéroports, peuvent également être admissibles. Les sociétés qui ont été reconnues coupables d’évasion fiscale ne sont pas admissibles au programme. Les demandeurs devront fournir la preuve qu’ils répondent aux critères et qu’ils protègent les emplois et les travailleurs, qu’ils respectent les objectifs environnementaux et les conditions relatives aux options d’achat d’actions et à la rémunération des cadres. Le gouvernement n’est pas tenu de prendre des participations dans les entreprises, mais il aura le droit d’affecter un observateur au conseil d’administration pendant la durée du prêt.

CLARIFICATION DES RÈGLES DE L’AUCLC

Le gouvernement a annoncé le lancement du programme d’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC), qui apporte une aide aux petites entreprises connaissant des difficultés financières en raison de la pandémie. Ce programme a été annoncé il y a plusieurs semaines, mais sa mise en œuvre a été retardée par de longues négociations avec les provinces et les territoires.

En faisant cette annonce, le premier ministre a déclaré que le programme serait ouvert le 25 mai, et a ajouté que le gouvernement « espère vraiment » que les propriétaires craintifs feront demande au programme. Il a souligné que le programme offre aux propriétaires le choix entre une couverture partielle du loyer ou l’absence de loyer si les locataires font faillite et créent des espaces vacants. Le gouvernement espère que les propriétaires recevront des chèques d’ici le mois de juin.

L’AUCLC offre des prêts-subventions non garantis aux propriétaires d’immeubles commerciaux admissibles afin de réduire le loyer à payer par leurs locataires qui sont de petites entreprises touchées et de les aider à faire face aux dépenses d’exploitation des immeubles commerciaux. Le programme est conçu pour aider les petites entreprises qui paient moins de 50 000 $ par mois en loyer brut dans un endroit donné, dont les revenus annuels sont inférieurs à 20 millions de dollars (au niveau de la société mère ultime) et qui ont connu une baisse d’au moins 70 % de leurs revenus avant la COVID-19.

En échange d’une réduction de loyer d’au moins 75 % pour les mois d’avril, mai et juin 2020, l’AUCLC accordera des prêts-subventions aux propriétaires de biens commerciaux admissibles, qu’ils aient ou non une hypothèque sur leur propriété. Les prêts couvriront 50 % des loyers à payer pour les trois mois par les petites entreprises locataires admissibles qui connaissent des difficultés financières. Les prêts seront annulés si le propriétaire du bien immobilier admissible accepte de réduire le loyer des petites entreprises locataires d’au moins 75 % en vertu d’un accord de réduction du loyer, qui comprendra une clause de ne pas expulser le locataire pendant la durée de l’accord. La petite entreprise locataire couvrira le reste, jusqu’à 25 % du loyer.

DE L’AIDE SUPPLÉMENTAIRE POUR LES COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES

Cette semaine, le premier ministre a annoncé un nouveau financement de 75 millions de dollars pour les organismes autochtones fournissant des services aux populations autochtones dans les centres urbains et hors réserve. Ces fonds supplémentaires permettront de soutenir davantage de projets communautaires qui répondent aux besoins essentiels des populations autochtones pendant la pandémie, notamment en matière de sécurité alimentaire, de services de soutien en santé mentale, d’assainissement et d’équipements de protection. Ils pourraient également répondre à d’autres besoins, tels que l’aide aux personnes âgées, le transport et le matériel éducatif pour les enfants et les jeunes autochtones. Le financement des projets commencera dans les semaines à venir.

LES INQUIÉTUDES RELATIVES AU DÉPISTAGE SE POURSUIVENT

Alors que les provinces rouvrent leurs économies partout au pays, on s’inquiète de plus en plus du fait qu’elles n’ont pas mis en place les programmes de dépistage, de traçage et d’isolement nécessaires pour suivre la propagation de la COVID-19. En Ontario et au Québec, les deux provinces les plus durement touchées par la pandémie, le nombre de cas a atteint un plateau ou est même en augmentation, et l’Ontario doit encore relever le défi d’augmenter ses efforts de dépistage. Les responsables de la santé publique des deux provinces ne savent pas trop pourquoi l’incidence du virus augmente et comment il se transmet.

L’état du dépistage a été le principal sujet de l’appel hebdomadaire des premiers ministres hier soir, au cours duquel le premier ministre et les premiers ministres provinciaux ont encore une fois discuté des ressources nécessaires pour « augmenter la capacité de dépistage, la recherche rapide et complète des contacts et le partage des données et des informations » afin de mesurer et de contenir les futures éclosions. Lors du point de presse d’aujourd’hui, le premier ministre a déclaré qu’il avait offert une aide fédérale aux provinces et territoires. Mille sept cents intervieweurs de Statistique Canada qui peuvent effectuer 20 000 appels par jour sont disponibles pour s’ajouter à leur capacité de recherche de contacts, ainsi qu’un nombre limité d’employés fédéraux formés qui peuvent effectuer 3 600 appels par jour. Jusqu’à présent, seul l’Ontario a demandé cette aide. Le premier ministre a également souligné l’offre du gouvernement de contribuer au financement d’un cadre national de dépistage et de recherche de contacts, et qu’un programme conjoint entre Google et Apple, qui sera bientôt annoncé, rendra les applications de recherche de contacts beaucoup plus efficaces et sûres.

Dans un éditorial choc aujourd’hui, le Globe and Mail a écrit que malgré toutes les promesses courageuses répétées du premier ministre et des premiers ministres sur le renforcement des capacités de dépistage, très peu de choses se sont passées jusqu’à maintenant : « Au lieu de plans transparents de dépistage et de recherche des contacts, et de fiers rapports sur leur exécution, nous continuons à entendre parler de plans pour avoir un plan, ou de plans pour envisager des plans… Nous rouvrons l’économie, comme nous le devrions, tout en songeant toujours à la possibilité d’acquérir les outils pour le faire en toute sécurité. »

LE PARLEMENT

Lorsque la pandémie a frappé à la mi-mars, le Parlement a été ajourné jusqu’au 25 mai. Il est depuis revenu sous une forme modifiée avec des séances virtuelles les mardis et jeudis et une séance virtuelle en personne le mercredi en comité plénier. Les négociations entre les partis sur ce à quoi devrait ressembler le Parlement à partir de lundi prochain se sont poursuivies cette semaine. Les libéraux et le NPD ont apparemment convenu d’un arrangement selon lequel la Chambre des communes reviendrait pour des séances virtuelles avec une présence élargie des députés et des pouvoirs pléniers complets.

Les conservateurs font pression pour un retour aux fonctions normales lundi, tout en respectant les directives de santé publique sur l’éloignement physique avec un nombre réduit de députés. Le chef Andrew Scheer a déclaré vendredi que « les réunions virtuelles des comités ne remplacent pas le Parlement, pas plus que les conférences de presse quotidiennes du premier ministre devant Rideau Cottage. Le gouvernement ne doit pas être autorisé à cacher des informations aux Canadiens ou à choisir les questions auxquelles ils veulent répondre et à quel moment. Mais c’est exactement ce qui se passe ».

À suivre si un accord est conclu…

À NE PAS S’ATTENDRE DANS UN BUREAU PRÈS DE CHEZ VOUS

Shopify, basée à Ottawa, est devenue cette semaine la dernière entreprise de haute technologie à signaler que le travail à domicile est appelé à devenir la façon de faire des affaires, même après le passage de la pandémie. Le PDG de Shopify, Tobi Lutke, a déclaré que ses bureaux resteront fermés pour le reste de 2020 et que la plupart de ses quelque 5 000 employés continueront à travailler de la maison, tandis que l’entreprise ajuste son flux de travail et que son espace de travail doit être « numérique par défaut ». « La centralisation du travail dans des bureaux est terminée », a-t-il écrit.

La société se joint à Open Text, de Waterloo, pour passer définitivement au télétravail, en déclarant le mois dernier qu’avec 95 % de ses quelque 15 000 employés travaillant à distance au cours des deux derniers mois, elle fermerait la moitié de ses bureaux mondiaux et restructurerait ses activités. Les géants américains de la haute technologie Facebook et Twitter ont également déclaré qu’un nombre important de leurs employés continueront à travailler à domicile indéfiniment.

Bien qu’elle en soit encore à ses débuts, cette tendance croissante ne peut qu’avoir un impact sur l’avenir du secteur de l’immobilier commercial et sur l’utilisation des transports urbains dans l’ensemble du pays.

LE SCRS MET EN GARDE CONTRE LES MENACES ÉTRANGÈRES

L’agence d’espionnage canadienne, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), a publié cette semaine un avertissement selon lequel les universitaires et les entreprises canadiennes courent un risque accru d’espionnage ou de vol de propriété intellectuelle, car les agents de gouvernements étrangers ciblent les recherches liées à la COVID-19. L’avertissement a identifié une menace croissante de technologies et de données volées, alors que les dépenses dans ce pays pour la recherche sur les coronavirus augmentent, que les scientifiques travaillent de la maison et que les chercheurs reçoivent des offres de partenariat de la part d’intérêts étrangers.

« Les secteurs de la biopharmacie et des soins de santé sont très menacés en ce moment, car de nombreux pays accélèrent leurs travaux de recherche et de développement sur la COVID-19 pour soutenir la réponse à la pandémie », indique le CISIS dans le document. « Le SCRS est particulièrement préoccupé par cette menace en ce qui concerne les activités parrainées par des États hostiles qui cherchent secrètement à obtenir un avantage stratégique ou concurrentiel ». D’autres secteurs, dont l’informatique quantique, l’analytique des données massives, la fabrication et les entreprises en démarrage, qui sont impliquées dans la réponse à la COVID-19 sont également des cibles attrayantes pour l’espionnage étranger, a déclaré l’agence.

MISE À JOUR DES ÉTATS-UNIS

Cette fin de semaine marque le début de l’été américain avec le jour férié du Memorial Day. Il s’agit normalement de l’occasion de se rendre à la plage, de faire des barbecues et d’organiser des ventes, et cette année, la journée sera marquée par la poursuite de la réouverture économique d’une grande partie des 50 États. Le nombre de chômeurs a atteint 38 millions et, grâce aux mesures de réouverture de l’économie, il se stabilise. La Réserve fédérale a indiqué que « l’économie américaine connaît un ralentissement sans précédent ». En outre, un autre projet de loi de relance de trois billions de dollars est bloqué par la division relative au financement plus important demandé pour soutenir les Américains sans emploi.

Le commerce de longue date du bétail vivant en Amérique du Nord se trouve une fois de plus menacé. Cette fois, le président a déclaré qu’il mettrait fin aux accords d’importation de bétail vivant afin de protéger les éleveurs américains qui souffrent des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Les fermetures d’usines de transformation de la viande dues aux éclosions de COVID‑19 ont créé des goulots d’étranglement dans toute l’Amérique du Nord. Les prix du bétail ont chuté précipitamment et les éleveurs sont coincés avec du bétail prêt à l’abattage qui doit continuer à être nourri et soigné pendant que, dans le même temps, de nouveaux veaux naissent. Le bétail canadien est traditionnellement vendu dans la chaîne de transformation américaine, et la menace de blocage de ce marché a suscité de nouvelles craintes dans le secteur canadien du bœuf.

Le président bénéficie d’une certaine remontée de son taux d’approbation, qui continue à osciller un peu au-dessus de 44 %. Cela représente une hausse de deux points par rapport à son taux d’approbation le jour de l’inauguration. Il continue à refuser de porter un masque en public et affirme avoir pris un régime de médicaments controversé comme mesure prophylactique contre l’infection. Ses actions renforcent les divisions sur la manière dont le gouvernement devrait gérer la pandémie en cours et permettre une normalisation des interactions. Les rapports faisant état de réactions violentes lorsque des personnes se sont vues dire de porter un masque pour accéder à des services ou entrer dans des magasins se sont multipliés au cours de la semaine dernière, ce qui reflète la profondeur de cette division.

Alors que le pays continue à se diriger vers les élections du 3 novembre, une autre question divise le spectre politique. Le droit de vote par correspondance et la normalisation des votes par correspondance ont été ouvertement contestés par le président. La manière dont les États gèrent leurs processus pour garantir que les Américains puissent voter en toute sécurité en novembre constituera une grande partie des discussions dans les mois à venir.

Au milieu de cette pandémie, le président a continué à tenter de soustraire les États-Unis aux enchevêtrements multilatéraux. En plus de déclarer que les États-Unis ne financeront plus l’Organisation mondiale de la santé, le président a annoncé que les États-Unis ne feraient plus partie de l’accord « Ciel ouvert ». Cet accord permet aux vols de surveillance militaire d’avoir accès à l’espace aérien des pays signataires. Le président a déclaré que les violations de l’accord par la Russie ont rendu l’accord intenable. Cela place les États-Unis dans une position d’isolement sur la scène mondiale. L’année dernière, les États-Unis ont quitté le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire avec une plainte similaire. Plus récemment, le président a fait part de son désir de se retirer du Traité sur la réduction des armements stratégiques, un traité sur les armes nucléaires qui limite le nombre de missiles nucléaires déployés tant pour la Russie que pour les États-Unis.

MISE À JOUR DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE

La deuxième phase du « Plan de relance de la Colombie-Britannique » a débuté le 19 mai. La Colombie-Britannique occupe une position unique par rapport aux autres provinces. Au lieu de mettre en place un verrouillage complet, de grandes parties de l’économie de la province ont continué à fonctionner pendant la crise, y compris l’industrie manufacturière, la construction, les secteurs des ressources, les terrains de golf et plus encore.

En vertu de protocoles de sécurité renforcés, les restaurants et les services personnels peuvent désormais rouvrir. Des directives de sécurité pour tous les secteurs sont fournies par WorksafeBC, en collaboration avec l’agent de la santé publique, mais chaque entreprise et organisme doit élaborer et afficher son propre plan de sécurité. Bien que le nombre de tests positifs soit faible et continue de diminuer, les responsables sont clairs sur le fait que l’endiguement demeurera la priorité absolue à mesure que la province rouvrira lentement.

Le premier ministre Horgan a demandé un soutien fédéral pour mettre en place des congés de maladie payés afin de lutter contre la COVID-19 et a proposé que cela se fasse par le biais de l’assurance-emploi. Une lettre reprenant cet appel d’associations d’entreprises, dont 10 associations d’entreprises de Colombie-Britannique, a été envoyée au premier ministre la semaine dernière. M. Horgan a déclaré que la Colombie-Britannique est prête à développer son propre plan de congés de maladie payés si le gouvernement fédéral n’intervient pas.

En ce qui concerne les dépenses de relance, les premières indications montrent qu’une partie des 1,5 milliard de dollars mis de côté pour la relance économique ira au secteur du tourisme. Le ministre des Finances a également déclaré que l’accélération de certains investissements pluriannuels dans les infrastructures pourrait faire partie de la reprise, mais a noté qu’ils attendent de voir les données concernant les impacts économiques de la pandémie pour pouvoir cibler les dépenses de façon appropriée. Le gouvernement continue à rechercher une collaboration accrue avec les entreprises, les syndicats et d’autres organisations, ainsi que des idées de leur part sur la manière de s’adapter à la réalité de la COVID-19, et le Groupe de travail sur la relance économique guidera la prise de décision du gouvernement sur la reprise à l’avenir.

L’Assemblée législative de la Colombie-Britannique devrait reprendre ses travaux le 15 ou le 22 juin. Le budget n’a pas été adopté en février, et cette semaine, le premier ministre a déclaré que le gouvernement étudie ce qui doit être ajouté au budget existant pour répondre aux besoins créés par la pandémie.

MISE À JOUR DE L’ALBERTA

La première phase de la stratégie de relance économique de l’Alberta a débuté la semaine dernière avec la réouverture de commerces de détail, de musées, de services de garde, de coiffeurs, de restaurants et de pubs. Dans les villes de Calgary et Brooks, où les cas de COVID‑19 continuent d’apparaître à un rythme plus élevé que dans le reste de la province, les restaurants et les entreprises de coiffure devront attendre le 25 mai avant d’ouvrir. La province autorise désormais les groupes de 50 personnes maximum à se réunir (au lieu de 15) en plein air et à condition qu’un éloignement physique de deux mètres soit assuré.

Pour aider les entreprises à reprendre leurs activités en toute sécurité, la province a créé un portail en ligne avec des lignes directrices spécifiques au secteur, à l’adresse www.alberta.ca/bizconnect

La province a annoncé que 30 millions de dollars de financement des services sociaux d’urgence destinés à appuyer les organismes qui répondent à la COVID-19 avaient été fournis à 460 organismes dans l’ensemble de la province.

Le premier ministre Kenney a passé une grande partie de la semaine à discuter avec la LNH d’une proposition visant à faire d’Edmonton l’une des deux villes hôtes si la Ligue reprend ses activités cette saison. Citant le faible nombre de cas de COVID-19 à Edmonton et l’intégration de l’hospitalité et des infrastructures de l’aréna, le premier ministre Kenney a déclaré que « le choix est évident » pour la Ligue.

La deuxième phase du plan provincial de réhabilitation des sites a été ouverte aux candidatures cette semaine. Le Provincial Site Rehabilitation Plan (SRP) est administré par la Orphan Well Association et a débloqué 100 millions de dollars supplémentaires sous forme de subventions destinées à stimuler l’activité économique par l’abandon de puits.

Le premier ministre Kenney a annoncé des mesures de contrôle supplémentaires pour les voyageurs internationaux arrivant aux aéroports internationaux de Calgary et d’Edmonton. Des postes de contrôle provinciaux seront installés dans les aéroports où les voyageurs à l’arrivée devront subir une analyse thermique et indiquer aux autorités leur plan d’isolement pendant les 14 jours requis. Un point de contrôle sera également établi ultérieurement au poste frontalier de Coutts pour s’assurer que les voyageurs arrivant des États-Unis connaissent les protocoles de l’Alberta.

L’Assemblée législative reprendra ses travaux à plein temps le 27 mai et il est actuellement prévu qu’elle se réunisse jusqu’au 23 juillet.

MISE À JOUR DE LA SASKATCHEWAN

Le nombre de cas de COVID-19 signalés dans la province demeure très faible. Bien que les chiffres soient encourageants, le gouvernement de la Saskatchewan demeure préoccupé par le nombre de cas dans le Grand Nord.

Le gouvernement a annoncé ce qui suit la semaine dernière :

  • Un financement supplémentaire de 10 millions de dollars pour le secteur de l’élevage
  • Des fonds de 300 millions de dollars ont été débloqués cette semaine pour les autoroutes – nouvelles constructions et réparation des routes
  • Des modifications ont été apportées à la Loi électorale donnant au directeur général des élections le « pouvoir clair » de prendre « toute mesure nécessaire » pour mener à bien l’élection de cet automne en toute sécurité

Le 19 mai, la phase 2 du plan de réouverture de la province a commencé. Cette phase comprend l’ouverture, avec restrictions :

  • Des centres commerciaux;
  • De certains services personnels (coiffeurs/barbiers, massothérapeutes et acupuncteurs agréés);
  • Des marchés publics et des marchés de producteurs.

Au cours de la phase 3, les restaurants et les établissements licenciés pourront ouvrir à 50 % de leur capacité. Les centres de conditionnement physique pourront également ouvrir leurs portes, de même que les services de garde d’enfants et les lieux de culte, sous réserve des lignes directrices qui sont en cours d’élaboration.

Le gouvernement de la Saskatchewan lance le Accelerated Site Closure Program (ASCP) pour l’abandon et la remise en état des puits et installations de pétrole et de gaz inactifs. L’ASCP aura accès à 400 millions de dollars, sur deux ans, sous réserve de la conclusion d’un accord avec le gouvernement fédéral.

MISE À JOUR DU MANITOBA

Alors que la province poursuit la première phase de sa réouverture aux entreprises, le gouvernement du Manitoba a publié cette semaine deux documents : Directives sur le lieu de travail pour les propriétaires d’entreprises et Directives générales pour le personnel et les clients.

La deuxième phase du plan de réouverture de la province débutera en juin et comprendra des rassemblements publics élargis, le service en salle à manger dans les restaurants et les sports sans contact pour enfants.

MISE À JOUR DE L’ONTARIO

La réouverture partielle de la province a débuté avant-hier, le 20 mai, et concerne notamment la construction, certains services de santé et médicaux, les activités saisonnières/récréatives, les services ménagers et animaliers et les commerces ayant une entrée sur la rue. La province a publié plus de 90 directives de sécurité pour régir la réouverture.

Le gouvernement a annoncé qu’une enquête sur les établissements de soins de longue durée débuterait en septembre. En outre, le ministre de l’Éducation a annoncé cette semaine que les écoles de l’Ontario seront fermées pour le reste de l’été.

MISE À JOUR DU QUÉBEC

Il manque encore 10 000 travailleurs dans le réseau québécois de la santé. En outre, le Premier ministre a déclaré que la province continue de travailler avec le gouvernement fédéral sur la traçabilité, en essayant d’arriver à un équilibre entre la santé publique et la protection de la vie privée.

La province a fait plusieurs annonces cette semaine :

  • Les écoles primaires de Montréal ne seront pas de retour avant l’automne.
  • Des masques seront nécessaires pour l’utilisation des transports en commun et un million de masques devaient être distribués cette semaine pour l’utilisation du système de transport en commun. De plus, 6 millions de dollars ont été alloués au transport en commun afin de mettre en œuvre les directives de santé publique.
  • La province accélère les dépenses d’infrastructure de 3 milliards de dollars, dont 369 millions de dollars pour l’amélioration du réseau routier.
  • Les responsables de la santé continuent à travailler pour réduire le nombre de cas à Montréal et se concentrent sur le dépistage des travailleurs de soins de longue durée.
  • Après avoir soulevé plusieurs réactions la semaine dernière, Québec rejette définitivement le scénario de l’enseignement à distance pour les adolescents du secondaire cet automne et envisage plutôt un retour en classe pour tous les étudiants, à temps plein ou à temps partiel.
  • Les camps de jour ouvriront le 22 juin. De nombreux camps de jour ont déjà annoncé qu’ils ne pourront ouvrir cet été en raison des coûts élevés qu’implique le respect des mesures sanitaires requises.
  • Un nombre de 250 000 masques a été distribué à Laval, la deuxième ville la plus touchée par la Covid-19 après Montréal.
  • Les rassemblements de moins de dix personnes sont désormais autorisés. Les personnes doivent provenir de trois ménages au maximum, doivent rester à l’extérieur autant que possible et maintenir les règles de distanciation sociale.
  • La ministre de la Culture et des Communications a annoncé que les musées, les bibliothèques publiques et les cinémas pourront rouvrir au public partout au Québec à compter du 29 mai.
  • Une « déclaration complémentaire » qui suivra le dernier budget déposé juste avant le confinement sera présentée autour du 24 juin. Une mise à jour économique suivra à l’automne.

MISE À JOUR DE DES PROVINCES DE L’ATLANTIQUE

NOUVEAU-BRUNSWICK

  • La province a lancé une réouverture en quatre étapes, qui passe actuellement à la phase « orange » du plan, ce qui comprend les interventions chirurgicales facultatives, la réouverture de magasins et de centres commerciaux, de restaurants, etc.

NOUVELLE-ÉCOSSE

  • La province n’a pas encore publié de plan de réouverture.

L’ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD

  • La province en est actuellement à la phase 1 d’un plan de réouverture en quatre phases : Renouveler l’Î.-P.-É. ensemble.
  • La province passera à la phase 2 le 22 mai.
  • La première phase a assoupli les restrictions en matière de rencontres et de contacts personnels, autorisé davantage d’activités récréatives et rouvert les services de plein air et de construction.

TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

  • Le plan de réouverture provincial est structuré comme un plan à cinq niveaux d’alerte.
  • La province est passée au niveau d’alerte 4 le 11 mai, y compris pour les activités à faible risque et la réouverture d’entreprises à faible risque.

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